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Crétin de Touque

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  1. Par pitié Khidras, le seigneur des anneaux est tout sauf de l'héroic-fantasy ce n'est pas le film de Jackson ! Maintenant chipotage : Elle garde l'île et n'a pas grand chose à faire en dehors. Si peu de bateau, 500 bonhomme et quelques chevaux, c'est tout ce que Numenor est prêt à offrir au monde tout en conservant son isolationnisme (et pis comme ça l'elfe arrête de leur casser les noix). Le voyage vers Valinor est un voyage sans retour, rare sont ceux près a retourner en terre du milieu. Les rares à le faire sont les Noldor, pour leur vengeance, et des individus comme Glorifindel. Hors Gilou sait que ce voyage est sans retour, et si Celebrimbor est en mesure de créer une puissance permettant aux elfes de prolonger leur séjour en terre du milieu, il va sauter sur l'occasion. Dans les livres, les rares havres des elfes sont ceux protéger par un anneaux (Fendeval, Lothlorien, les havres gris) ce n'est donc pas déconnant de faire de la motivation des anneaux de pouvoir une façon de préserver les elfes. Je suspecte du feu grégeois, ou arme similaire, mais oui j'ai eu la même réaction ^^ Malgré le fait que ce soit des créatures de la nuit, les orques ne sont pas nyctalope et ne l'ont jamais été. Les créations de Morgoth sont rarement bien conçus. l'île est vaste, ils maintiennent une armée et une marine, des pirates sont mentionnés, donc c'est pas déconnant qu'il y ait des brigands locaux, surtout au vu de l'organisation sociale rigide de la société numénoréenne.
  2. Et c'est absolument pas la promesse de la série, et pas du tout de Tolkien (à part dans le hobbit, et encore, la magie y est rare et l'aventure désagréable). Je ne sais pas quel est ton parcourt dans le genre, mais moi ça m'ennuierait profondément qu'on résume un genre aussi riche et divers de façon aussi caricaturale. Personnellement je préfère les univers qui prennent leur temps de développer leurs scènes et leurs monde avant de rentrer dans le vif du sujet et d'atteindre le climax, où les personnages, lieux et intrigues seront balancer dans l'action et le sensationnel, un peu comme le font Robin Hobb ou Pratchett. La première développe un contexte extrêmement profond à la limite de l'immobile avant de partir à l'aventure. Le second, une fois qu'il y eut atteins une formule convenable, mettait quelques pincés ici et là de merveilleux et passait un temps fou à mettre en place chaque élément pour que tout prennent sens dans la grande scène d'action final ( mode de fonctionnement particulièrement transparent dans la saga du Guet). Même GoT, pour rester dans des séries télévisuelles, pourtant pas connu pour sa subtilité, passe 90% de son temps à blablater et n'avancer que par à coup. Dans RoP c'est, à mon sens, beaucoup plus calme et avance de manière continue, pas par coup de pression à la GoT. Je pense qu'à ce niveau, celui du ton, la série Willow te conviendra beaucoup mieux, du moins c'est le ton qu'elle semble indiquer pour l'instant, aucun épisode n'étant sorti. La série avance à un bon rythme, on passe pas un épisode sans qu'un fait établit dans le précédent change profondément de sens ou qu'il évolue, on s'attarde rarement au même endroit et tout les personnages évoluent ou prennent une nouvelle dimension avec chaque apparition (même si ça ne respecte pas le bouquin au pied de la lettre (cf. Gilou), Eru merci). Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de lent dans cette série. Vous souhaitez peut-être que chaque évolution dans l'intrigue et les personnages soit ponctué par une scène d'action à couper le souffle, du cul à ne plus savoir quoi en faire ou des morts choquantes, appuyées par une musique peu subtil. RoP le fait très peu et c'est généralement assez discret. Mais si c'est le cas, encore une fois, vous vous trompez, je pense, d'univers et de série. (Actuellement HotD le fait très bien et c'est très chouette, mais ce n'est pas le seigneur des anneaux dans le ton comme dans le style.)
  3. C'était l'un des meilleurs épisodes, y a révélation sur révélation, ça continue a approfondir les personnages et je ne comprend pas comment vous pouvez ne pas le voir à l'échelle de la série, c'est genre la meilleure adaptation du ton et de l'esprit de Tolkien (sauf la scène de danse de l'épée, mais elle a le mérite de développer l'univers et les personnages contrairement à 90% des scènes analogues dans d'autres adaptations fantasy, les films de PJ compris). J'ai l'impression que vous voulez un film par épisodes mais... ce n'est pas comme ça que ça fonctionne en fait, y a tout un build up à construire, des bases à donner, un historique a établir avant de rentrer dans le vif, qui viendra ensuite parce que c'est une série qui a prévu de durer (donc probablement à la fin du dernier épisode). Je sais que HBO et Disney vous ont donnés un (mauvais) standard pour les séries fantasy mais quand même, un peu de patience, cessez de prendre l'adaptation de PJ comme un chef d’œuvre (même si la série vous y encourage, et c'est là son principal écueil) et relisez Tolkien par pitié.
  4. Le SDA est sombre, juste que c'est un évolution logique du Hobbit, qui a quand même des passages angoissant (la forêt noire, les cavernes des gobelins et ce chapitre dans le noir), je trouve que le SDA reprend un schéma similaire de lumières et ténèbres juxtaposées avec cette fois un narrateur (Frodo) qui a pleinement conscience du danger, là où Bilbo était en quelque sorte un touriste incrédule. On oublie souvent que ce sont Bilbo, Frodo et Sam qui écrivent ce livre (enfin c'est Tolkien, mais dans le lore ce sont eux), et Frodo et Sam n'ont pas vécu leur aventure comme l'a vécu Bilbo. D'où le ton différent, mais Tolkien reste dans des schémas similaires ce qui, pour moi, rend la différence de ton secondaire.
  5. Bon, j'en ai deux, et ils semblent assez évident, Bilbo Le Hobbit et le Seigneur des Anneaux, qui sont tout deux aussi bien le début de mon amour pour la fantasy et ce que cherche dans ce genre (ce qui fait que suis très souvent déçu). Commençons par ce bon vieux Bilbo le hobbit (incompréhensiblement changé en Bilbon dans la suite). Ce livre, très précisément, cette édition-ci, m'a accompagné partout, notamment à l'hopital ou dans mes rendez-vous médicaux. J'y suis profondément attaché si bien que j'ai eu un mal fou à la préter à mon petit cousin dans l'espoir d'y voir s'allumer l'étincelle (ce fut un échec et j'ai récupéré l'ouvrage par la suite). C'est mon livre doudou. Trève de considérations matérielles et parlons de ce qui est plaisant dedans (et là je prendrai en compte les deux éditions, et je préfère la traduction de Lauzon malgré l'incompréhensible idée de changer l'incipit, et ça sera ma seule critique de ce travail remarquable). Premièrement, les hobbits, enfin le hobbit pour le moment. C'est une idée génial de se concentrer sur un pantouflard égocentrique mais rêveur plutôt que sur un héros, certes torturé, mais pétris de qualités remarquables et de défauts charmants, ou pire, un héros prophétique, comme le premier récit fantastique venu. Bilbo n'a pas de qualités hormis son bon sens hobbit et sa vision neuve des évènements, il n'est pas fait pour le job qui lui est proposé mais le fait malgré tout. Chaque rencontre le met face à une nouvelle situation délicate, et souvent, il échoue à s'en sortir avant de penser en dehors de la boite (et une chance de cocu). Et pour souligner celà, il est mis en opposition avec des nains tout droit sorti d'une saga nordique, pétrit d'honneur et de morgue, incapable de penser comme Bilbo. Ce n'est pas un nain qui taperait la discussion avec des trolls pour les occuper jusqu'au matin, ce ne sont pas des nains qui penseraient à cette histoire de tonneaux, et ce n'est pas un nain enfin, qui penserait à régler un conflit par une répartition juste et généreuse du trésor de Smaug. Ses aventures ensuite ont tout du parcours initiatique, elles se résolvent toujours d'une manière inattendu et surprenante. Tolkien s'amuse à parodié les mythes et légendes, à prendre à contre-pieds les attentes et à glissé, de temps à autre, une véritable perle de connaissance, un archétype qu'on retrouvera ailleurs dans nos lectures. J'aime la façon (qu'il gardera avec le seigneur des anneaux) d'être anti-épique. Les batailles sont éclipsés ou ont lieu ailleurs et nous n'en avons que les échos, le récit qui en est fait une fois la poussière retombé. La seule, dans le hobbit, à laquelle nous assistons, c'est celle contre les araignées, qui n'est juste absolument pas glorieuse. La plupart du temps, les protagonistes combattent à grand renforts de mots, de récits et d'énigmes (que ce passage est terrifiant pour le moi du passé). J'ai également beaucoup d'amour pour les personnages que nous rencontrons, notamment un, Beorn, qui n'est rien d'autre qu'un hobbit surdimensionné qui terrifie jusqu'à Gandalf, et qui amène l'une des scènes les plus drôles du roman. Scène parallèle d'ailleurs avec la soirée chez Bilbo, et le roman ne cesse de monter des parallèles entre les scènes, préparant l'une pour l'autre. (Chez Bilbo/Beorn, les Trolls/les araignées, le royaume des gobelins/le palais des elfes, l'arrivé chez Beorn/l'arrivé à Lacville ou encore Gollum, son trésor et une bataille d'énigmes/Smaug, son trésor et une bataille d'éloquence.) D'autre personnages embrasse la parodie ou l'ironie dramatique, Thorin le grand roi qui passe son temps à quémander n'est qu'un exemple. Ce sont toutes ces richesses, sans cesse renouvelées et remarquées, qui fait que ce livre est toujours un plaisir à la lecture, malgré le temps qui passe, et j'espère que j'y prendrai toujours autant de plaisir à 30, 40 voire 60 ans. Par exemple j'ai décidé de le lire à voix haute cet été, et j'en ai tiré deux choses : je suis physiquement incapable de prononcer "Bouilloire" et le travail de Daniel Lauzon est la meilleur chose qui soit arrivé à ce livre. Passa plusieurs années, ma mère, désireuse de me faire lire autre chose que des bandes-dessinées, est parti en librairie et m'a ramené un petit roman sur lequel, je l'ignorais encore, j'allais construire toute ma personnalité. Ce livre, le voici : J'ai commencé par la traduction de Ledoux, pauvre de moi, car c'était à l'époque le seule disponible, mais ça ne m'empêcha pas d'apprécier grandement. Je n'y attache pas autant de sentiment matériel qu'à Bilbo le Hobbit, mais tout ce qui façonne les aventures de Bilbo s'y retrouve, enrichit par de nouveaux thèmes et un monde sensiblement plus vaste. Le roman est aujourd'hui à moitié défoncé, trônant fièrement dans ma bibliothèque, parmis les autres récits de la terre du milieu (qui, en comparaison, sont bien fade et manque de la magie qui caractérise, selon moi, le diptyque Hobbit/Seigneur des anneaux). Déjà, on retrouve les hobbits ! et ce sont de fabuleuses créatures, on en apprend plus à leur sujet, et on passerait bien des tomes entiers dans le Comté à suivre les aventures de ces si charmantes créatures. Plus que les elfes et leurs mythes propagandistes, plus que Sauron et ses orques, le hobbit est ce pourquoi Tolkien devrait être retenu, car c'est la chose la plus formidable qui existe en ce bas monde. Mais ce livre, malheureusement, décide au bout de quelques chapitres, et quels chapitres !, de quitter le Comté pour un monde bien plus vaste. Et quel monde ! On retrouve tout ce qui fait le Hobbit, en plus mature, en moins parodique. Cette fois-ci c'est du sérieux. Même si Tolkien n'hésite pas y mettre du comique, de la douceur ou du merveilleux (typiquement l'épisode du renard). Autre chose de fabuleux avec Tolkien, c'est qu'il n'hésite pas a balancer des pavés d'histoire, et grand lecteur d'encyclopédie que j'étais, c'était juste le pieds. Et mine de rien, ça passe tout seul en étant intégrer à la narration, par petites touches (dans le sens Tolkienien du terme, c'est à dire des pavés) tout au long du récit. Et l'histoire est passionnante, pleines de points de vues et de versions propre à chaque personnage. Les personnages aussi sont différent selon comment on les regarde. L'Arpenteur, introduit comme un malfrat, se trouve être l'héritier d'une longue lignée, et sous ces titres ronflants, on a quelqu'un de dépassé par sa propre destinée comme Bilbon l'a été par son aventure. Ce procéder pour étoffer le background marche pour chaque personnage, protagoniste ou bruit de fond, par exemple le Fermier Magotte, qui passe de terrible menace (pour un jeune hobbit amateur de champignons) à allier providentiel. Pleins de couches tels un excellent mille-feuille. L'écriture de Tolkien est plus mature, plus riche que dans le Hobbit, on ressent donc un changement de ton, alors que les thèmes, les procédés et même les registres restent sensiblement les mêmes. Juste on en a beaucoup plus. Et je remercie Daniel Lauzon encore une fois, d'avoir produit une nouvelle fois une traduction plus en accord avec le style Tolkien, si bonne qu'elle rend illisible la version Ledoux. (Le seul point où je pense que la version Ledoux est meilleur c'est pour le nom du Caradhras, Rubicorne, qui est plus intéressant que Cornerouge.) Et rien que pour l'effet d'effroi que procure sur certain cette traduction, elle en vaut la peine tant c'est drôle. Mais par ses niveaux de langues et son rythme, le seigneur des anneaux mérite d'être lu en anglais tant ce livre est un bijou. Une nouvelle fois le jeux des parallèles est de mise, les références méta et intertextuelles fourmillent de partout et je trouve le jeux de les chercher, de les trouver et de les interpréter très plaisant. En réalité je pourrais me contenter de dire "le Hobbit, mais en plus grand, vaste et complexe". Le voyage du Comté à Brie, par exemple, n'est qu'un avant-goût, une répétition générale avant que tout prenne de l'ampleur. Les Nazguls, qui n'étaient jusqu'à lors que des spectres malfaisants, deviennent d'anciens rois, terribles à la bataille et qui angoissent même les plus braves. Gandalf, dont on avait déjà vu une partie du talent dans le Hobbit, passe d'aimable amuseur, d'espiègle aventurier, à plus grand mage de son temps, conseiller des plus grand et tissant le destin de royaumes entiers. Et inversement, tout redevient petit dans le Comté, le terrible Saruman dont la voix faisait trembler le roi cavalier peine à impressionner quelques hobbits munis de fourches. Il y a toujours des trucs à voir ou à faire dans le Seigneur des anneaux, se renouvelant à chaque lecture, des choses qu'on avait pas vu nous saute au visage et on se reproche de ne pas l'avoir vu plutôt. Le Seigneur des anneaux a le talent de capturer en nous ce qu'il y a d'esprit d'aventure et à le mêler au récit. Ce n'est pas le récit d'un autre que nous lisons, c'est le récit qui lis en nous et nous invite à le suivre. Une nouvelle fois, Tolkien nous livre un récit anti-épique, où les conflits sont éclipsés et où l'ont s'intéresse avant tout à ce qui suit ou précède le combat, aux pensées et commentaires des personnages, aux conséquences et aux causes, avec l'éternel question du "et après ?", présent depuis au moins la mort de Smaug (à laquelle on n'assiste pas dans le récit) où l'on s'est concentré sur les conséquences d'un tel évènement. C'est un récit d'historien, où l'on décortique l'évènement, où on le vit à travers les autres. C'est pour ça que je grince des dents quand on qualifie les récits de Tolkien d'heroic-fantasy, alors qu'il se situe à l'opposer du genre (c'est ce que n'a pas compris Peter Jackson dans son adaptation, aussi subtile qu'un trente-huit tonnes, et que semble avoir compris la série Amazon (qui part dans d'autre écueils)). Il y a à boire et à manger dans Tolkien, des tonnes d'interprétations à avoir (j'ai par exemple une lecture anarchiste du Seigneur des Anneaux qui fonctionne plutôt bien), et des millions de pistes à explorer pour découvrir plus encore. Qui en disent beaucoup sur les oeuvres qui l'ont marqué lui, et des thèmes qui lui son cher (au premier rang desquels il y a sa femme, à en juger ses nombreux self-insert juste pour dire qu'elle est merveilleuse et qu'il est ridicule fasse à elle, de Baie-d'or à Luthien). Références qu'il nous encourage à approcher une fois refermer son livre. C'est une pierre angulaire de la culture geek, non pas pour ses qualités intrinsèques, qui sont nombreuses, mais par le grand nombre de porte qu'elle a ouvert. Tolkien a créé un genre dont il se serait bien passé, lui a donné un canevas, la fantasy aujourd'hui lui doit beaucoup, même si elle préfère prendre ailleurs ses sources et ne copier que superficiellement son essence, rares sont les oeuvres qui ne seraient-ce qu'approches le Seigneur des Anneaux. Mais il y a d'autres livres, d'autres récits, qui valent la peine d'être lu et aimer, et c'est cet esprit que veut, il me semble, inculquer Tolkien à travers le Seigneur des Anneaux. A prendre notre sac, à ne pas oublier nos mouchoirs et de fermer derrière sois au cas où des voleurs de petites cuillères en argent s'en prendraient à notre mobilier, et à prendre la route pour découvrir ce qu'il y a au-delà de la colline (et c'est pour ça que Rêve de Dragon est un jeu de rôle merveilleux, il capture cette étincelle du voyage, étincelle présente chez Tolkien, et si les deux oeuvres puisent dans des sources différentes, elles puisent dans la même essence, celle du merveilleux et de l'aventure). Il y a de l'espoir dans ce livre, une main tendue, et dans des temps aussi cynique et pessimiste, qui n'invite ni à la joie, ni à des lendemains qui chantent, c'est salutaire. (Il y a un tas d'autres trucs à dire, les tolkiendili n'en ont pas fini de disserter sur le SDA.) Voilà voilà, pardon pour le tunnel. J'aime le Seigneur des Anneaux, et j'y est mis beaucoup trop de ma personne dedans.
  6. Partons du principe qu'un guerrier sorde est composé de trois kanaillous dans une armure. Leur genre est donc multiple.
  7. A l'instar de Kroc je pense que les invocations sont volontaire, à voir l'agacement des guerriers et guerrières sorde (l'armure est non-genré) quand iels disparaissent. Je sais bonus de case est déjà suffisant, vu la vitesse à laquelle il augmente, et qu'on peut s'en contenter comme carotte (car c'est clairement une carotte, comme tout gain d'expérience) conçut pour encourager les pjs à planifier leurs déplacement et les briser au premier tourbillon noir. C'est pour ça que les éventuels bonus que je compte donner seront des petits cadeaux du genre Fleur de rêve (tout le monde aime les fleurs de rêve) et ça n'ira jamais plus loin, car ce n'est alors plus du ressort de la Cité Sorde. Personnellement, c'est surtout le côté abus qui permet, plutôt que juste raté ou ne rien faire, d'incorporer un peu de narration (c'est mon côté PBTA) où les actions ont des conséquences bien plus large qu'attendues.
  8. Pendant une partie, l'une de mes joueuses a eu pour idée d'invoquer le guerrier sorde dans le but de s'entraîner (et d'augmenter par la même occasion le bonus de case). N'étant ni en combat, ni dans une situation où les compétences martiales puissent servir, le guerrier sorde ne servait à rien. M'inspirant de cette ligne de la description du sort "S’il est invoqué alors qu’il n’y a pas de créature à combattre immédiatement, il ne patiente que jusqu’à la fin de l’heure en cours, après quoi il s’estime dérangé pour rien et se dématérialise." je l'ai joué de mauvaise volonté tandis que son invocatrice lui donnait l'ordre idiot d'aller tailler la haie. Après la partie, un·e spectateurice m'a fait part de sa réflexion, iel m'a proposé d'instaurer un malus, du genre chaque invocation irraisonnée du guerrier sorde résulterait en un refus pur et simple de la cité d'envoyer un guerrier la fois suivante. Trouvant le malus simple à mettre en place mais peu intéressant dans l'esprit, j'en ai discuté avec l'invocatrice. Elle est tout à fait d'accord pour que ce choix d'invoquer le Guerrier Sorde sans nécessité puisse avoir une conséquence négative. Nous avons finalement arrêté notre choix sur un système de réputation. Plus souvent elle invoquerait le guerrier sorde dans des situations délicate, lors de combats glorieux et périlleux, plus la Cité Sorde sera ravi de collaborer avec une telle invocatrice et lui ferait des dons (fleur de rêve, messager, etc), tandis que toute invocation injustifiée ou non glorieuse (brutaliser un marchand récalcitrant par exemple) amènerait la Cité Sorde à se méfier d'elle, soit en augmentant la difficulté du sort, soit en fermant la cité, voire provoquerait un souffle de dragon en cas d'abus répétés. Je ne sais pas encore ce que ça va donner en jeu long (on va bientôt aborder la cité de Narsis et ses charmantes coutumes) mais je trouve que ça ajoute un plus aux invocations, qui ne sont définitivement pas des rituels comme les autres. Les possibilités de roleplay que ça ouvre sont très nombreuses, et caractériser la Cité Sordide et ses habitants, sachant qu'elle va souvent faire appel à eux, peut mener à des choses intéressantes.
  9. L'une des spécialités de Saruman, ce sont les anneaux magiques, il dit à Gandalf qu'il en a forgé quelques uns, insignifiant face à ceux de Celebrimbor et de Sauron. Cela inquiète d'ailleurs Gandalf qui se gardera bien, dans sa quête, d'évoquer le petit anneau de son ami Bilbo. Mais oui, le personnage éponyme qu'évoque le titre est évidemment Sauron (qu'on ne voit jamais dans le livre). Celebrimbor élabore une forge pour un projet révolutionnaire, Elrond est envoyé par Gil Galad (dit Gilou), roi des elfes, pour le soutenir dans son projet (début d'épisode 2). Nous ne savons pas encore à quoi elle va servir, mais le titre de la série devrait nous orienter sur le pourquoi du comment
  10. Je me contiens très fort de revenir sur ce sujet (notamment sur les qualités de la série, on verra à la fin de la saison 1 si je me suis fourvoyé ou non), mais je me pose une question : As tu lu le Seigneur des Anneaux et n'a tu pas été profondément déçu que le seul forgeur d'anneau à apparaître c'est Saruman, et seulement pour clamser piteusement dans l'avant-dernier chapitre alors qu'ils (et notamment celui qui n’apparaît pas une seule fois) donnent leur nom au livre ? Donc oui, c'est normal de ne pas en voir la queue pour le moment, à ces anneaux, car c'est leur histoire et ils ne sont encore qu'une idée dans le tête de leur créateur.
  11. Je ne pense pas que ça ira aussi loin et que la série s'arrêtera sur la dernière alliance. Mais sinon je suis d'accord, il y a des milliers d'histoires à raconter, primordiale comme futile, mais il fallait bien commencer par quelque chose. L'histoire de la création des anneaux est la plus logique en mon sens.
  12. Dans ce cas, et certains diront "bah oui", autant ne rien adapter. Savoir ce qu'il va arriver c'est le propre de la tragédie et ce n'est pas franchement un problème, on peut développer une histoire sans placer une épée de Damoclès au dessus des personnages. La mort potentiel n'est qu'un moteur d'intrigue parmi tant d'autres. Et encore une fois, on sait, nous, mais le public visé n'en a eu que des échos. Et se placer en dehors serait à mon avis une erreur plus grave encore, car ce qu'on attend d'une adaptation c'est de voir les grands moment, les choses importantes. Même si un film sur la vie quotidienne des hobbits dans le Comté serait phénoménale, je ne suis pas sûr que le public accroche (sauf si est sitcom, ça pourrait être incroyablement cool). Et il faudrait que ce soit bien fait. Le seul exemple que j'ai où c'est bien fait, c'est la campagne Ténèbres sur la forêt noire, pour le jeu de rôle One Ring. Sinon c'est généralement (JRTM c'est toi que je regarde) profondément raté. Remplir les blancs est déjà hasardeux (même si la série se débrouille très bien), mais partir de rien, c'est carrément du suicide. Concernant cela je considère que c'est surtout le fait que la défense de la blanchité à prit une proportion inimaginable (alors que ça devrait rejoindre les poubelles de l'histoire) dans le débat publique occidentale (c'est loin de concerner seulement les américains, vous avez juste à regardez le traitement thématique et politique de certains sujets en France pour vous en convaincre) et empêche ainsi tout débat sain sur les problèmes bien réel du blackwashing, pinkwashing etc par les grosses entreprises, se construisant une bonne conscience sur le dos des causes justes. Parce que mettre dos à dos ces deux problèmes, c'est ... voilà.
  13. J'avais pas vu ces interviews, tu as raison, autant pour moi. Comme je l'ai dit, cet aspect me saoule au plus haut point, et c'est dommage que la com' se concentre là dessus alors que la série a bien plus à raconter ou montrer, et qu'on en parle, encore et toujours et même ici, via ce prisme racialisant que je pensais, naïvement, circoncis à CNews, Valeurs et autres médias poubelles. Vouloir restreindre Tolkien est, selon moi, une erreur, et ces chipotages puériles sur une soit-disant cohérence ethnique qui n'existe pas sont tout autant une erreur. Étant un anglophone assez médiocre, je me concentre surtout sur la réception francophone, et l'omniprésence des ignares et des cuistres dans les critiques et "analyses" me gave, se drapant d'un pseudo devoir de défendre une vision faussée d'une œuvre qu'ils n'ont pas compris.
  14. ça c'est ta vision des choses, personnellement je ne pense pas que le choix de casting de Disa ou de Tar Miriel soit politique, sa reception l'est. Et on est certain que Halle Bailey a été choisit pour son casting et pas pour autre chose comme le sous-entendent une partie bruyante de l'Alt-right. Cette tendance à vouloir tout politiser ainsi, c'est pas très intéressant.
  15. Et là ou D&W ont été mauvais du début à la fin (la saison 1 de GoT était lamentable, les saisons 3 et 4 tiennent du miracle après un aussi mauvais départ). RoP a justement l'avantage d'avoir que peut de texte et beaucoup de trou pour adapter, et pour l'instant c'est plus que réussit. Sur Ariel la petite sirène, ou sur n'importe lequel des remake Disney, ça se tient, ça pourrait se tenir, si on croit à l'idée stupide que des gens de gauche se forcent à aimer un truc juste parce que la droite ne l'aime pas. Sur Ring of Power, ce n'est pas encore, et probablement jamais, le cas, la série a de vrais qualités pour l'instant, et les polémiques la concernant sont ridicules. Et contrairement à Chaka Zoulou, Bilbo le hobbit n'est pas et n'a jamais été quelqu'un de réel, et ne porte pas de message ou de symbole sur des thématiques raciales (au cas où quelqu'un convoquerait le Wakanda). Ce n'est pas du tout comparable, désolé. D'autant qu'aucun personnage de la Terre du Milieu ou de Valinor n'est afroaméricain, ni caucasien d'ailleurs, car c'est un monde fictif qui ne convoque pas cette réalité et ne s'y conforme pas. On doit donc adapter, le meilleur support reste le roman qui peut se permettre de ne rien représenter, mais si on doit adapter par l'image, alors il faut représenter ce monde par l'image, ce qui demande quelques entorses et choix esthétiques (par exemple PJ qui représente les elfes avec des oreilles pointus).
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