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Kroc

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  1. Lorsque je l’ai écrit, dans mon esprit « imaginaires » se rapportait uniquement à « impératifs ». Bien entendu, ton point de vue, comme tous les points de vue, a autant de valeur que le mien et tes arguments sont tout à fait valables, même si je ne les partage pas. Tout à fait. Sauf que, selon moi, Bard n’est pas un héros de cette histoire et qu’on n’a donc pas à se soucier que le public ait de l’empathie pour lui. Il n’est, au même titre que Dain ou le « Roi elfe », qu’un élément du décor dans lequel évolue Bilbo. Mais assez de hors sujet pour moi : nous sommes partis bien loin de la série d’Amazon.
  2. Parce que les adaptations que tu listes ne sont impératives que pour le style PJ ou le cinéma d’action hollywoodien. Il existe plein d’autres façons de faire de très bons films et elles ne requièrent pas toutes de faire ces transformations. Bard est un bon exemple : tu as dit que le public lambda est trop formaté / peu concentré / superficiel / ?? pour comprendre ou accepter ça : Scène A (30 sec) : la vieille grive (celle qui a ouvert la serrure quelques scènes plus tôt) au premier plan écoute Bilbo qui raconte aux nains que Smaug a un grand trou dans son armure. Scène B (5 sec) : la grive vole vers le Long Lac. Scène C (1m30) : la grive se pose près de Bard, lui parle. Il est surpris de la comprendre mais l’écoute attentivement. Scène D : Bard tue Smaug (la scène du film mais en plus court). Scène E : la foule en liesse fête le descendant des seigneurs de Dale qui a tué le dragon (la scène du film mais en plus court). Au final, environ 2 minutes sont suffisantes pour expliquer la visée et n’importe qui aurait compris. Donc, ça n’est pas un impératif, mais également une question de goût : tu préfères que Bard, Bolg, Azog et le Nécromancien soient détaillés alors qu’ils ne le sont pas dans le livre, mais l’histoire fonctionne aussi si on ne le fait pas et qu’on la centre sur Bilbo comme l’est le livre. Un parallèle possible serait Little Big Man / La charge héroïque ou alors Forest Gump / Apocalypse now.
  3. On en est là : c’est une simple question de goût personnel qu’il ne faut pas essayer de justifier par des impératifs cinématographiques imaginaires. Tu aimes ces trois films parce que PJ les a fait ressembler à son Seigneur des anneaux que tu adores. Je les déteste exactement pour la même raison.
  4. Tu dois être drôlement intéressant comme joueur pour ton Gardien des Rêves, @udhessi.
  5. Alors, j'ai (exceptionnellement) aperçu cet épisode (sans le son) au dessus de mon écran de MacBook où je regardais avec joie Toulon écraser Pau (Youpi ) car ma femme le regardait sur l'écran du salon. Merci @udhessi pour ce résumé, il est à peu près conforme à celui que j'aurai pu faire (le talent en plus). Je suis d'accord avec absolument tout ce que tu as écrit ! Je rajoute juste un petit truc : Sinon, je suis le seul qui avait l'impression de regarder un vieux western avec un village de colons attaqués par les indiens et que la cavalerie sauve juste à temps ?
  6. Tel qu'il est dans le livre, ça aurait fonctionné dans un film. Pas besoin de 3 heures pour expliquer que Bard, héritier des seigneurs de Dale tue Smaug. C'est parce que « les nains » sont un personnage dans le livre. Et je suis désolé, mais à la fin des films, tu ne sais pas plus décrire le caractère de Gloin ou Bifur qu'à la fin du livre. Comme dans le livre, seuls Thorin, Balin, Bombur, Fili et Kili sont réellement marquants. Et ça n'est pas un problème. Alors là, je dis non ! PJ a rajouté des tonnes de scènes inventées et souvent grotesques (la bataille de la fuite en tonneaux, par exemple) et brodé des séquences qui n'avaient aucun intérêt pour l'histoire principale, par exemple toute la partie de la lutte de Gandalf contre le Nécromancien, alors que ce n'est qu'un artifice scénaristique (pas très bon, d'ailleurs) pour justifier son départ de la Compagnie et forcer plus de responsabilité à Bilbo dans l'histoire. Il a également perdu un temps fou a donner du relief à des personnages créés de toutes pièces (Tauriel) à sa romance avec Kili (?!) complètement improbable et - en plus - sans intérêt pour l'histoire. Et à côté de ça, il a gommé la merveilleuse scène où Gandalf introduit un par un les nains chez Béorn pour détailler à outrance la bataille des 5 armées (un film entier !) alors que nous aurions - au contraire - du la vivre comme Bilbo : donc en rater presque l'intégralité parce qu'il s'est évanoui. Mais le pire, c'est qu'il a dénaturé le fond et la substance essentielle de cette œuvre pour en faire un film à grand spectacle. Et ça n'était pas du tout parce que c'était techniquement impossible. Je ne pense même pas que ce fut parce que PJ manquait de la subtilité nécessaire pour le faire correctement. Non, la triste réalité c'est juste que New Line Cinema avait lâché à la très cupide famille Tolkien des millions en droits d'auteur et qu'ils voulaient rentabiliser au maximum leurs revenus avec un film bankable. Pour tous ces gens (sauf peut-être Christopher Tolkien qui a toujours désapprouvé ces 6 films), le respect de l'œuvre passait au second plan.
  7. Je vais juste revenir sur cette phrase parce qu'elle m'embête beaucoup. Déjà, on ne saura jamais si une adaptation fidèle au livre aurait marché ou pas. Mais présumer de son échec c'est supposer que 100% public mondial est adepte du seul style bourrin et dichotomique des films d'action américains, tel qu'il a été défini au fil du temps par Star Wars, MCU, James Bond et consorts. À savoir : de l'action et une opposition clairement définie pour que le spectateur bas de plafond comprenne bien que le méchant c'est le gars habillé en noir et le gentil le gars habillé en blanc. Alors, oui, c'est la recette quasi sans risque pour faire un maximum d'entrées et éviter un bide. Néanmoins, il existe des contre-exemples de films ayant eu du succès (et même parfois beaucoup) avec des héros et des méchants ambigus (Deadpool / Cable). On a aussi l'Histoire sans fin, Willow et Dark Crystal qui sont des exemples de films fantastiques réussis ayant eu (un peu) de succès sans pour autant favoriser les scènes d'action. Donc, pour ma part, je suis persuadé que Jean-pierre Jeunet aurait pu réaliser sans problème un superbe Bilbo le Hobbit fidèle au livre avec Dominique Pinon dans le rôle titre (et Ron Perlman dans le rôle de Béorn). Tim Burton en aurait également été capable, son film aurait été moins poétique et certainement un peu plus noir, l'un comme l'autre ont à leur actif des œuvres subtiles et très réussies qui prouvent qu'ils avaient largement le talent nécessaire. Par contre, je te l'accorde, leurs films auraient probablement fait moins d'entrées au cinéma. Mais je pense qu'ils auraient été meilleurs et qu'ils seraient devenus cultes, ce que la trilogie du Hobbit de Jackson ne sera jamais.
  8. Comme quoi, on a bien raison de dire que tous les goûts sont dans la nature.
  9. Je te l'accorde volontiers pour le Seigneur de anneaux, mais - comme je l'ai déjà expliqué ici - je ne peux pas être d'accord avec toi à propos de son adaptation du Hobbit qui est - selon moi - rien de moins qu'un massacre. Je suis bien d'accord et c'est ce qu'il aurait du faire pour le Hobbit : faire simple. Un seul film, en respectant le ton et l'histoire originale. C'est d'autant plus frustrant que ça n'ait pas été fait correctement, que ce premier opus était bien plus simple à adapter très fidèlement au cinéma !
  10. Je pense que c’était une trollerie sarcastique de @Khidras79. Nous sommes tous d’accord, je pense, pour dire que la trilogie du Seigneur des anneaux est excellente dès lors qu’elle est jugée sans tenir compte des livres. Parce qu’il est impossible qu’un film soit parfaitement fidèle à un livre, c’est forcément une adaptation. Ça peut être très bien, dans son genre, mais il ne faut pas chercher à les comparer et encore moins parler de « sublimer ».
  11. Kroc

    Quel est votre roman préféré ?

    Juste pour me faire une idée, j’ai cherché combien coûte une première édition originale. Ben j’ai pas les moyens, mais j’aurais pensé plus :
  12. Kroc

    Quel est votre roman préféré ?

    Deux fois Bilbo en trois interventions, nous avons fait fort ! Juste par curiosité, @Crétin de Touque, tu avais lu mon texte avant d’écrire le tien ou pas ? À te lire, je dirais que non ; et je trouve nos parallèles sur Bilbo aussi intéressantes que nos petites divergences sur le ton du SdA (que je trouve globalement sombre alors que, vraisemblablement, toi non).
  13. Kroc

    Quel est votre roman préféré ?

    Mon roman préféré est Bilbo le hobbit de J.R.R. Tolkien - édition Hachette 1979 - Bibliothèque Verte - traduction de Francis Ledoux et illustrations de Chica. J'ai découvert ce livre en 1981 dans la bibliothèque de prêt de mon collège, j'avais alors 11 ans et c'est cette couverture très colorée avec ce petit bonhomme souriant qui m'avait attiré. Je ne vais pas vous faire l'affront de vous raconter de quoi ça parle : tout le monde est plus ou moins au courant de l'histoire. Par contre, ceux qui n'ont que vu les films ne savent certainement pas à quel point cette histoire est merveilleusement bien écrite. La façon dont Tolkien nous emporte avec ce petit bonhomme épris de paix dans une épopée trop grande pour lui et dans laquelle il va pourtant se faufiler avec brio est tout simplement magique. Toute violence y est éludée, ou au pire suggérée, c'est facile à lire, captivant, plein de poésie : un vrai régal ! Et quelle immagination ! D'abord, son monde et ses habitants ont tellement secoué ce type de littérature que presque tout le monde l'a copiée par la suite. Mais le plus important pour moi, ça a été la nature de son héros : il a choisi la créature la plus chétive, douce, rieuse de son univers pour en faire le champion victorieux de sa quête contre un dragon cracheur de feu. Qu'est-ce qui pouvait plus inspirer un jeu garçon chétif à lunettes de 11 ans comme moi ? Rien ! Bilbo était mon héros absolu. Un héros non violent. Un héros gentil. Un héros atypique dans un monde de dragons, de monstres et d'épées. C'est sans doute ce même ton poétique avec la possible victoire des gentils sans passer obligatoirement par la violence qui fait que j'aime beaucoup Rêve de Dragon. Mais pour en revenir à Tolkien, on ne retrouve pas ce ton et cette insouciance dans le Seigneur des Anneaux, loin de là. C'est pour ça que j'ai toujours préféré le Hobbit et que j'en ai énormément voulu à Peter Jackson de l'avoir massacré pour lui donner le ton belliqueux et sombre du Seigneur de Anneaux. Ce beau livre ne méritait pas ça. J'ai également beaucoup de mal avec la nouvelle traduction de 2012 de Daniel Lauzon. Pour moi, Bilbo ne sera jamais Bilbon et je n'ai jamais compris pourquoi le traduction a fait ce choix. Pour le nom de famille, passer de Baggins à Sacquet, pourquoi pas (mais pas moi), mais de Sacquet à Bessac, quel intérêt ? Je n'ai pas non plus aimé les autres changements de noms des personnages ou des lieux : ça me chagrine mes souvenirs d'enfant. La seule chose qui est vraiment mieux dans la nouvelle traduction ce sont les chansons : elles sont beaucoup mieux traduites avec des rimes correctes. C'est pour ça que c'est la seule chose que j'ai gardé dans mon ebook perso : le texte d'origine avec les nouvelles chansons. Pour ceux qui ont la flemme de lire, il existe un très bon livre audio (de la dernière traduction) lu par l'excellent Dominique Pinon. Dernier point très important : cette histoire peut tout à fait être lue par des enfants dès 10 ans. N'hésitez pas.
  14. Et petite question subsidiaire optionnelle : pourquoi ?
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