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Chrysalid

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Tout ce qui a été posté par Chrysalid

  1. Tant de mets, tant de larmes... Mordrum et Faucon Errant, maîtrisé par Chrysalid (18/1/2) Jera 51 PL Le temps était clément, et le soleil envahissait peu à peu les contrées du Magnamund Septentrional. Dans les terres libres de Talestria, comme partout ailleurs, le monde avait repris vie tandis que le printemps s'était étendu sur les plaines et les collines. Du moins, presque partout. C'était au soir d'Ishdag, le 17e jour du mois de Jera, dans le petit village d'Urtin. Ici, sur la frontière occidentale de Talestria, il n'était pas rare de croiser des nains Drodarin, originaires du royaume voisin de Bor. Et ce soir n'était pas différent. En effet, dans la grand'salle de l'auberge Chez Jekal, un nain mettait l'ambiance. À l'image de ses compatriotes, celui-ci parlait fort, réclamait qu'on remplisse sa chope en permanence, et il n'hésitait pas à chanter et à rire tout seul. Et curieusement, cela ne semblait pas déranger les autochtones de passage. Depuis le fond de la salle, assis dans un coin d'ombre, un homme vêtu de la cape verte des Seigneurs Kaï observait la scène sans mot dire. La présence de ce nain ne l'avait nullement choqué, si ce n'était par ses manières. Par contre, il avait été surpris de voir son arme : le drodarin portait un fusil de Bor, le genre d'objet que l'on ne trouvait qu'entre les mains des Artilleurs Nains, des individus fort prisés comme soldats ou mercenaires, et qui savaient généralement bien vendre leurs services. À un moment, un homme en armure portant les armoiries du territoire, une chèvre blanche sur une étoffe rouge, se présenta dans l'auberge et remarqua aussitôt le nain. A la grande surprise du Seigneur Kaï, le chevalier invita l'Artilleur à un grand repas qui était donné au manoir de Dame Aleris, seigneuresse de ces terres. L'échange ne manqua pas de faire rire le gardien du Sommerlund, au cours duquel il apprit le nom du Drodarin. Celui-ci affirma fièrement s'appeler Mordrum Dur-de-la-Choppe, et il accepta évidemment l'invitation. La présence de ce chevalier à l'étoffe rouge au milieu de la salle de la petite auberge mit en évidence quelque chose que le Seigneur Kaï n'avait pas remarqué tout de suite : les paysans alentours avaient tous le teint grisâtre, les traits tirés et le visage marqué par une morosité presque palpable. Pauvreté ? Dépression post-hivernale ? Maladie peut-être ? Ou simplement l'effet d'un appauvrissement de plus en plus lourd que les seigneurs faisaient peser sur leurs sujet ? Un fléau qui ne pouvait hélas pas être vaincu par les armes ou la diplomatie... Puis, très vite, le Seigneur Kaï se leva car il estimait avoir passé assez de temps en ces lieux, et quitta l'auberge. Il fut très vite rattrapé par le chevalier qui avait reconnu sa cape verte, qui lui fit la même invitation. Faucon Errant, tel était som nom, accepta, bien qu'il ne sut pas trop pourquoi. Le soir même, Mordrum et Faucon Errant se retrouvèrent dans la grande salle du banquet de Dame Aleris, une jeune femme à la blonde chevelure et au regard chargé d'arrogance, qui siégeait en bout de table, surplombée par un immense tableau d'elle-même. Les invités, des nobles au visage enfarinés, semblaient venir des localités alentours. Ayant revêtu leurs plus beaux atours afin de s'impressionner mutuellement, ceux-ci passèrent la soirée à échanger d'affligeantes banalités, tenant parfois des propos méprisants envers les paysans grâce auxquels ils vivaient. Evidemment, cela mit le nain hors de lui. Incapable de tenir sa langue, il invectiva publiquement l'auteur de ces insultes au points que le silence s'installa dans la salle. C'est Dame Aleris qui mit fin à la querelle, assurant que nul ne voulait offenser ainsi le Nain. Le seul qui ne semblait pas de cet avis était Faucon Errant lui-même. En effet, le Seigneur Kaï, au-delà de sa réserve habituelle, semblait se gausser des manières et de l'hygiène du Drodarin, au point qu'il ne cessait de l'appeler Merdum Poque-du-Derche. En retour, le nain le baptisa Pigeon Pédant, et une querelle incessante sembla s'installer entre eux. Bien entendu, les conversations revinrent à la normale suite à l'intervention de l'hôtesse des lieux. Quoi qu'il en soit, s'il avait mangé un peu de viande et beaucoup de pommes-de-terre, cet échange lui avait littéralement coupé l'appétit. Curieusement, le Seigneur Kaï ne toucha que peu aux plats, préférant se nourir de graines que profiter du fastueux repas qui s'offrait à lui. La soirée se poursuivit, entre les conversations vides de sens des nobles réunis et les questions dont ils pressaient les deux étrangers à la moindre occasion. Finalement, au milieu de la nuit, certaines personnes allèrent se coucher. Des serviteurs vinrent même indiquer à Mordrum et à Faucon Errant que leurs chambres les attendaient ─ à leur grande surprise d'ailleurs, car aucun d'entre eux ne s'attendait à dormir ici. Par contre, le nain refusa et préféra retourner à l'auberge, emportant avec lui une épaule de veau qu'il donna à Jekal pour ses clients. Quant à lui, le Seigneur Kaï profita de l'invitation et alla se coucher dans la chambre à l'étage qui avait été mise à sa disposition. La nuit qui suivit, par contre, ne fut pas de tout repos. En effet, ils furent saisis de terribles cauchemars, revivant la scène du banquet au travers d'un étrange voile de brume. Mais cette fois-ci, les invités étaient des monstres aux crocs acérés, et le tableau de la Dame était peint avec du sang. En outre, les plats étaient remplis de membres et d'organes humains... Tous deux s'éveillèrent en nage, tremblant sous l'effet de ces visions d'horreur. Sans attendre, ils rassemblèrent leurs affaires et quitta les lieux. De son côté, le nain croisa un paysan tirant son cheval, mais l'animal paniqua à l'approche de Mordrum... plus loin, divers animaux s'enfuirent à son approche, hurlant de terreur. Inquiet, le nain essaya de voir son reflet dans l'eau d'une auge, mais il n'y remarqua rien de notable. Faucon Errant le rejoignit à cet instant, et ils constatèrent qu'ils avaient fait le même cauchemar. Pire encore, celui-ci semblait avoir eu un effet sur eux, car les animaux les fuyaient ! Mais... cela faisait-il la même chose aux humains ? Ils se rendirent Chez Jekal où ils demandèrent à l'aubergiste s'il se sentait mal en leur présence. Mais celui-ci, s'il tenta de n'en rien laisser paraître, se trouva bel et bien mal à l'aise en leur présente. Le nain ne remarqua rien, mais le Seigneur Kaï ne fut pas dupe. Il attrapa Jekal par le col et le plaqua contre une table en réitérant la question, hurlant pour bien se faire comprendre : pourquoi avait-il peur d'eux ? Mais cette réaction le fit paniquer et crier de terreur qu'il l'ignorait lui-même. Il répéta par trois fois qu'il ne savait pas quoi leur répondre ; surpris lui-même par une telle réaction, Mordrum dégaina son fusil et le colla sous le menton du sommerlundois, qui ne se démonta pas. Il voulait savoir pourquoi Jekal avait peur d'eux. Il lui fallut quelques instants pour réaliser que l'aubergiste ne mentait pas, il ignorait réellement pourquoi il avait peur d'eux. Alors il le lâcha et quitta l'auberge. Ils discutèrent longuement de ce qui leur était arrivé, et arrivèrent à la conclusion que, pour une raison ou une autre, ils avaient été maudits. Une malédiction pesait sur eux, qui avait un effet sur leur entourage. Il n'y avait là qu'une seule chose à faire : retourner au Manoir de Dame Aleris. Les gardes, qui les reconnurent, les laissèrent entrer dans la cour du bâtiment, qu'ils purent alors observer à loisir. Outre le fournil à la disposition des paysans, ils remarquèrent une chapelle d'Ishir, accolée au Manoir. Mais ils furent saisi d'effroi en réalisant que malgré tous leurs efforts, ils ne pouvaient entrer dans son enceinte ! Alors ils toquèrent, et c'est un prêtre appelé Cham qui se présenta à eux. Comme Mordrum lui raconta directement ce qui leur arrivait, Cham accepta de leur parler et les emmena se promener dans les environs, loin des oreilles indiscrètes. Là, il leur raconta comment Dame Aléris, depuis bien des années, était devenue... différente. Quelque chose l'avait transformée. Depuis, elle faisait enlever les enfants du village et des environs, et nul ne les revoyait jamais. A ces mots, Mordrum, jusque là inquiet, se mortifia. Elle faisait enlever des enfants... pour en faire quoi ? Les images de son cauchemar remontèrent et il ne put s'empêcher d'avoir des visions cannibales. Horrifié, il lui demanda pourquoi les prêtres de sa chapelle n'avaient rien fait. Il exigea des explications. Mais Cham lui raconta que, bien des années plus tôt, les prêtres de la chapelle avait agi, bien décidé à brûler cette sorcière infanticide... mais le bûcher n'avait jamais pris. Le feu avait obstinément refusé de s'allumer ! Or, le prêtre responsable d'alors avait été assailli d'une vision, Talestria en ruines, des morts partout, des corbeaux dévorant les cadavres, etc. Il avait compris que si du mal devait être fait à Dame Aleris, les conséquences sur toute la nation pourraient être catastrophiques ! Alors les prêtres avait juré de ne jamais attenter à la sécurité de la Dame, protégeant par le fait la sécurité du royaume. Que valaient quelques vies contre toute une nation ? Cet échange mit le nain dans une colère noire, mais il voulut en savoir plus. Et apprit que Dame Aleris avait changé après que son époux lui eut offert un immense tableau d'elle-même. Or, ce tableau se trouvait dans la salle de banquets... Après avoir pris congé du prêtre d'Ishir, ils discutèrent de la marche à suivre. Il fut question de tuer Aleris malgré la prophétie annoncée, mais l'idée du tableau restait une option valable. En espérant que le tableau soit effectivement responsable dela maléfiction. Mais avant cela, ils s'arrêtèrent quelques instants dans la cour, s'asseyant dans un coin pour réfléchir. Faucon Errant en profita pour méditer. Il réalisa alors qu'il ne ressentait plus la présence de Kaï à ses côtés... Très vite, les deux compères de fortune entrèrentdans le Manoir. Les gardes, qui les avaient déjà vu la veille, les laissèrent entrer. Ils montèrent à l'étage, jusque dans la salle des banquets que le cuisinier et ses commis étaient encore en train de ranger. Et le tableau était là, surplombant toute la salle de son immensité. Or, ils eurent tout loisir de l'étudier, et constatèrent que la Dame y était représentée entourée d'archétypes de personnages, pauvres, riches, etc. Elle-même semblait respirer le bonheur et la générosité. Tout l'inverse de ce qu'elle était la veille, en somme. Ils repérèrent aussi la signature de son auteur : Noskel 4971. 4971... PL ? Ce tableau avait 3 ans ? Et qui était ce Noskel qui peignait des tableaux maudits ? Après avoir attendu que la salle se vide des commis, ils versèrent de l'huile sur la toile et l'embrasèrent sans tarder. Enfin, ils s'enfuirent par un petit salon. Mais le feu s'embrasa très vite et l'alerte fut donnée. Il fallut échanger quelques coups avec un garde mais la fuite par une fenêtre leur fut salutaire. Plus loin, dans les champs alentours, ils assistèrent à l'embrasement de tout le Manoir. Lorsque la voix de la Dame Aleris commença à hurler et que sa silhouette apparut à une fenêtre du dernier étage, Mordrum revint en courant. Il put seulement entendre dans ses paroles "Qu'ai-je fait ?" répété à maintes reprises, puis elle sauta dans le vide. Le Seigneur Kaï et l'Artilleur de Bor ne pouvaient plus rien faire, ils quittèrent donc les lieux au plus vite. Par la suite, ils réalisèrent que la malédiction avait bel et bien été levée. Mais à quel prix ? Le destin de Talestria devait-il sombrer à l'image de la prophétie ?...
  2. Ben on a commencé avec ce forum y a des années en arrière. Il a un peu servi au groupe au début, mais maintenant plus personne n'y va. Il ne sert plus qu'à partager les aventures, à garder des traces de ce qu'on fait. Et puis un jour je me suis dit que ça pourrait plaire à d'autres joueurs si je partageais les aventures spécifiques sur des forums spécialisés. Du coup, ici je partage nos aventures de DÉFIS FANTASTIQUES et LOUP SOLITAIRE ; sur un forum de trekkies, je partage nos aventures de STAR TREK ADVENTURES, sur le Donjon du Dragon je partage nos aventures de AD&D, etc. Mais tout est centralisé sur mon forum. Par contre, au fil des ans on se rajoute des univers sans jamais abandonner les anciens. Du coup, on se disperse un peu, j'avoue (on vient juste de commencer le jdr STAR WARS)...
  3. Ah ben... content que ça plaise ♥️ Si y en a que ça intéresse, y en a plein d'autres sur la page de mon p'tit groupe 😁 .
  4. Salut - je ne sais pas encore quand nous pourrons jouer la suite, nous dépendons beaucoup de la disponibilité de nos joueurs, très chaotique depuis les vacances. Du coup, nous avons pas moins de 6 séances de jeux différents en attente de réunir les bonnes personnes ! Mais bon, ça viendra quand ça viendra...
  5. Chrysalid

    Figurines

    Tes photos présentent des modèles imprimés en PLA, y a des couches hyper visibles, c'est normal. Faut imprimer en résine, c'est plus cher (évidemment), mais ça passe beaucoup mieux 😉 Jetez un oeil à mon saurial cornu, imprimé en résine - c'était obligatoire pour obtenir un résultat potable : http://chrysalid.over-blog.fr/article-projet-complet-saurial-cornu-wip-5eme-partie-125262752.html http://chrysalid.over-blog.fr/article-projet-complet-saurial-cornu-wip-fin-12564132.html
  6. Balade dans la Forêt des Ténèbres (24-août-19) Séphorée et Caberlot Séphorée ne demeura pas à Pont-de-Pierre plus d'une semaine. Elle se lassa très vite de cette cité envahie de nains, tandis que la compagnie de la femme-chat la fatiguait, pour ne pas dire mieux. Aussi, au matin du flammedi 1 célembre 284, la mercenaire reprit la route de l'aventure avec son fidèle chien à ses côtés. Instinctivement, elle s'engagea vers le sud, en direction de Calice et de Salamonis. Mais alors qu'elle approchait de Castelvieil, le village proche de la fameuse Montagne de Feu, elle commença à se demander si elle ne devrait pas envisager de retourner au Port de Sable Noir. Après tout, elle n'était pas revenue dans sa région natale depuis 6 mois... Cependant, elle n'eut plus guère le temps d'y penser, car en approchant de l'auberge de Castelvieil, elle eut la surprise d'y croiser Caberlot, un prêtre du Corbeau de ses amis qu'elle n'avait plus croisé depuis Granil dernier. Durant la soirée fraîche qui lentement s'étendait sur le pays, les deux aventuriers se racontèrent leurs dernières aventures, décidant rapidement de poursuivre leur route ensemble. Aussi, après une nuit de repos à l'auberge locale, tous deux se mirent en route de concert en s'engageant sur la route du sud. Toutefois, le voyage ne se passa pas comme prévu. En effet, les choses basculèrent même assez rapidement. Car à peine eurent-ils traversé la rivière du poisson-chat qu'ils repérèrent au loin une colonne de fumée qui n'augurait rien de bon. Et en effet, ils arrivèrent en vue d'un petit hameau – quelques dizaines de maisons tout au plus – dont une partie avait brûlé. De nombreuses installations avaient été détruites, et une odeur âcre flottait dans l'air. En outre, si les habitants avaient manifestement pris la fuite, il y avait encore des créatures qui fouillaient les lieux. Sans hésitation, les deux aventuriers se dissimulèrent à l'ombre d'une ferme et observèrent la scène : ils virent 6 LOUPS GEANTS fouiller les maisons, renifler partout, pousser des tonneaux. Très vite, le prêtre du corbeau comprit que les animaux cherchaient quelque chose de bien précis. En outre, deux d'entre eux semblaient très intéressés par un chariot renversé, sous lequel Séphorée crut apercevoir quelqu'un ! Déçue de devoir agir, alors qu'elle aurait préféré poursuivre son voyage sans être ralentie par ce genre d'inepties qui ne la concernait pas, elle accepta d'intervenir pour sauver la vie de cet individu, quel qu'il fut. Aussitôt, elle s'engouffra dans la ferme et dégaina ses armes, mettant son chien à l'abri car il était bien trop petit pour affronter de tels monstres, tandis que Caberlot frappa rapidement contre le mur afin d'attirer l'attention des loups géants ; dans l'instant, il suivit Séphorée dans la maison. Le plan fonctionna, et les deux loups vinrent les attaquer directement à l'intérieur, un espace clos qui fut évidemment plus favorable aux aventuriers qu'aux animaux. Une fois les deux monstres terrassés, Caberlot et Séphorée vinrent dégager la victime qui s'avéra être un vieil homme à la robe blanche. Celui-ci s'appelait Cornélius le Blanc, et il était envoyé par le Conseil des Druides pour effectuer une tâche importante : il devait planter une graine du Grand Arbre au cœur de la Forêt des Ténèbres pour, l'espérait-il, guérir ces terres de la malédiction qui y régnait. Hélas, en traversant le hameau, il avait été attaqué par Crocpourri, un troll énorme qui lui avait volé la graine. Cornélius savait qu'il allait mourir, mais il supplia les deux aventuriers de récupérer la graine et de l'apporter au magicien Yaztromo, habitant au sud de la forêt. Caberlot et Séphorée discutèrent un moment de la marche à suivre, et surtout de leurs motivations. Car si le prêtre accepta tout de suite, la mercenaire fut un peu plus frileuse quant à ses raisons d'accepter. Finalement, elle repensa à Yaztromo qu'elle avait rencontré tout récemment ; il saurait certainement leur donner une récompense substantielle en cas de victoire... Mais l'heure n'était pas aux tergiversations ! Caberlot usa de ses étranges pouvoirs et se changea en corbeau. Juché sur une branche, il vit les loups géants, bientôt rejoints par un elfe noir qui s'était caché dans une ferme d'en face, s'enfoncer dans la Forêt des Ténèbres par un petit sentier. Il s'y engagea à son tour, ne les lâchant pas d'une semelle. Patient, il les vit rejoindre un troll particulièrement massif qui marchait plus loin. L'elfe noir lui glissa quelques mots à l'oreille que le corbeau parvint à saisir : il y était question de Séphorée et de lui-même qui étaient intervenus au village. Il leur faudrait être prudents... Puis l'elfe, le troll et les quatre loups reprirent leur route à travers bois. Caberlot s'envola en suivant le sentier pour prendre un peu d'avance. Il repéra plus loin une colline au pied de laquelle s'étaient cachés quelques Garks de faction. Bien entendu, ils étaient de mèche avec le troll et l'elfe. Ceux-ci leur laissèrent les 4 loups géants et reprirent leur route. Et celle-ci les menait à une partie de la forêt particulièrement épaisse qui n'inspirait aucune confiance au prêtre-corbeau. Claquant du bec, celui-ci revint sur sa route pour rejoindre le village, alors que le jour touchait à sa fin. Il s'était passé quelques heures depuis le départ de Caberlot. Séphorée aurait pu quitter les lieux depuis longtemps, ne le voyant pas revenir, mais elle avait préféré mettre son temps à profit pour dépecer les deux loups géants afin d'en récupérer les fourrures. Le jeune prêtre lui raconta tout ce qu'il avait vu et ils décidèrent, alors en fin d'après-midi, qu'ils dormiraient dans l'instant pour partir en milieu de nuit dans la Forêt des Ténèbres, afin de se préparer au mieux à la rencontre. De fait, aux alentours de 2 ou 3 heures du matin, ils quittèrent le hameau et s’enfoncèrent tous deux dans les ténèbres du bois maudit, éclairés par une petite lanterne couverte. Au bout d'une petite heure de marche, ils rencontrèrent Khiran Fierobscur, un rôdeur de la région qui tentait tant bien que mal de se rendre utile dans les environs. Oui, il connaissait Crocpourri mais il ne l'affronterait pas tant qu'il pourrait l'éviter. Par contre, en apprenant que le troll avait mis la main sur une graine du Grand Arbre, il comprit que les choses ne pourraient que s’aggraver si rien n'était fait. Finalement, il fut décidé que Séphorée et Caberlot poursuivraient la piste du troll, et que le rôdeur les retrouverait à la tanière de celui-ci avec quelques compagnons. Il était primordial de récupérer la graine, et Crocpourri ne se laisserait pas faire. En outre, il ne travaillait pas seul... Une fois Khiran parti, quelques kilomètres plus loin, ils rencontrèrent un petit gnome au bonnet rouge en train de faire frire des poissons...
  7. Eh bien en fait, nous n'avons pas encore véritablement d'habitudes vis-à-vis des règles de déplacements en combat. Par contre, il me faudra quand même rééquilibrer le nombre de sorts, sachant qu'on a deux utilisatrices de la Magie Supérieure dans le groupe - la Mage Ymix et la femme-chat Saphyra pour ceux qui nous suivent. Et honnêtement, on s'était effectivement déjà fait la remarque que le nombre de sorts connus en Magie Supérieure étaient étonnement élevés chez des personnages débutants...
  8. Ah, c'est vrai ça ?? Vache, ça changerait pas mal de choses à ma table !! 🥴
  9. Bon, le temps passe et toujours aucune nouvelle des cartes du Sommerlund, dont la souscription a été terminée il y a plus d'un an. Askfageln donne de moins en moins de nouvelles (rien depuis 2 mois à ce jour), ça commence vraiment à sentir mauvais, cette histoire... 😕 😕 😕
  10. ATTENTION SPOILERS - Ce scénario est tiré du Livre des Règles. Si vous pensez y participer en tant que joueur, je vous conseille de ne pas lire ce qui suit... Le Tambour de Gondrim : Marche ténébreuse (18-mai-19) Séphorée, la Mage Ymix et Saphyra Le jour déclinait lentement lorsque les trois aventurières et leurs deux chiens parvinrent en vue de la caverne. Bien que cette forêt devait regorger de mille grottes en tous genres, la présence de deux ELFES OBSCURS gardant l'entrée d'un œil distrait les conforta dans l'idée qu'elles étaient arrivées au bon endroit. Elles se concertèrent sur la façon de procéder, puis lancèrent les deux chiens sur le premier garde alors qu'elles-mêmes concentraient leurs efforts sur le second. En contournant la scène à travers les taillis, Séphorée parvint à le surprendre mais il fut aussi assailli par les sorts que lui lançaient les deux magiciennes ! Une fois cet obstacle écrasé, la petite équipe s'enfonça dans les profondeurs obscures de la colline, obscures... et particulièrement malodorantes ! En effet, la première salle avait été utilisée comme foyer par un ours, dont le cadavre encore frais était envahi par un nuage de mouches au milieu de la salle. Ses blessures semblaient avoir été faites par des lames – les elfes obscurs, à l'évidence. Le couloir du fond les mena, par-delà des os blanchis et des chauves-souris nombreuses, à une herse qu'elles eurent bien du mal à ouvrir. Et ça n'était pas Saphira la femme-chat qui les y aida le plus ! En effet, celle-ci se laissa emporter par sa curiosité naturelle lorsqu'elle aperçut les deux leviers sur le mur de droite, et eut pour réflexe de les manœuvrer n'importe comment, comme l'aurait fait un enfant. Séphorée et la Mage Ymix virent avec effroi des pointes de flèches émerger partiellement du mur opposé... mais rien ne se passa. Il sembla que l'endroit était piégé, mais les mécanismes étaient figés par la rouille, ce qui les sauva. Alors la femme-chat fut écartée, et ses deux compagnes d'aventure s’attelèrent à trouver comment ouvrir la herse sans déclencher de piège. Cela arriva vite, et la herse se leva lentement tandis que des sons mécaniques résonnaient dans les murs de pierre. Hélas, Séphorée eut à peine le temps de passer que déjà, la lourde grille retomba, la blessant au passage ! Douloureuse, elle se redressa pour constater qu'elle avait été séparée de ses amies. Une petite visite des lieux lui permit de découvrir un autre levier de ce côté, qui permit une véritable ouverture cette fois. Dans le doute, elles bloquèrent la herse avec un fémur trouvé un peu plus tôt dans un tas d'ossements. Le petit bureau avait déjà été vidé. Par contre, la chambre comportait encore un cadavre : probablement celui de l'apprenti de Gondrim. Depuis combien de temps était-il là ? Il ne restait plus de lui qu'un squelette déséché sur lequel la peau s'était racornie et les vêtements s'étaient effrités. Sans respect aucun pour le cadavre, Saphira s'empara de son fémur pour remplacer celui qu'elle avait dû laisser dans la herse... Dans la bibliothèque qui suivit, ils rencontrèrent Surin fils de Dimbur, un nain au torse criblé de flèches. Il leur raconta qu'il avait été l'esclave de Melinnon Kartranuil, un cruel sorcier elfe. Lorsque celui-ci, accompagné de ses troupes et d'une femme de la surface, s'était lancé dans la quête du Tambour de Gondrim, il s'était entouré de nains destinés à lui ouvrir les pièges et lui permettre d'avancer dans l'exploration de l'ermitage. Et Surin avait trouvé l'accès au sous-sol, qu'Orbro avait piégé. Hélas, le piège s'était réenclenché après que les elfes obscurs se soient engouffrés dans le couloir. Séphorée et ses compagnes comprirent que si elles souhaitaient descendre à leur tour, il leur faudrait affronter les flèches d'Orbro. A moins que... La mercenaire demanda à Surin de faire le sacrifice ultime afin que la quête fut rendue possible. Pour qu'elles puissent descendre dans le couloir à leur tour, et empêcher Melinnon de mettre la main sur un pouvoir aussi dangereux que celui du Tambour, il fallait que quelqu'un déclenche le piège. Or, lui-même était mourant et sans espoir de guérison... que pourrait-il offrir de mieux que sa vie pour que la mission puisse s'accomplir ? Après une hésitation, il accepta, et alors que les femmes le levaient face au piège, il manœuvra le mécanisme et fut alors criblé de nouvelles flèches qui le tuèrent sur le coup, cette fois. Le passage s'ouvrit, et elles s'y engouffrèrent en laissant le cadavre derrière elles. Plus bas, elles découvrirent deux portes face à face. Toujours curieuse et enthousiaste, Saphira s'engouffra derrière celle de droite où elle trouva une bibliothèque qui lui sembla bien plus fournie que la précédente. Hélas, les livres ici avaient mal supporté l'épreuve du temps, au point qu'ils se désagrégeaient à moindre contact. Pendant ce temps, la magicienne et la mercenaire laissèrent la femme-chat vivre sa vie et optèrent, quant à elles, pour la porte de gauche dont le panneau était orné d'un tambour cadré de runes naines. Un couloir s'enfonçait dans les ténèbres. Hélas, elles y firent à peine quelques pas qu'un grand bruit soudain les fit sursauter, et leur torche s'éteignit. Elles tentèrent tant bien que mal de la rallumer, voire d'allumer d'autres sources de lumière, mais en vain. Rien n'y faisait, elles étaient dans l'obscurité la plus totale ! Elles retournèrent sur leurs pas, mais dans l'intervalle, le sol s'était dérobé, et elles firent une chute sur plusieurs mètres dans une fosse tout aussi obscure... Puis le piège se referma au-dessus de leurs têtes... De son côté, Saphira revint dans le couloir sans avoir rien trouvé d'intéressant dans la bibliothèque. Elle fut surprise de ne pas voir ses compagnes d'aventure – par contre, les aboiements des chiens provenant du couloir d'en-face lui mirent la puce à l'oreille-de-chat. Elle s'y engagea à son tour, et au bout de quelques instants, sa torche s'éteignit et un bruit de pierre retentit derrière elle. Lorsqu'elles comprirent que leur piège s'était réouvert, Séphorée et la mage Ymix l'appelèrent et la mirent en garde. La magicienne bondit hors du trou à l'aide des bottes de saut de Yaztromo, et la femme-chat lança une corde dans le trou afin de faire remonter Séphorée dans l'urgence alors même que le piège se refermait à nouveau. Une fois sorties d'affaire, les deux rescapées se demandèrent si elles auraient pu sortir sans l'aide de la femme-chat... Une rapide exploration du corridor sombre révéla que celui-ci ne menait que sur un cul-de-sac. En poursuivant dans le premier couloir, elles arrivèrent en vue d'une grande salle à colonnes où officiaient trois elfes obscurs, dont deux soldats et un magicien – très certainement le fameux Melinnon Kartranuil. Et elles virent le fameux tambour posé sur un piédestal. Elles ne prirent pas le temps de les observer, préférant largement mettre au point une stratégie d'attaque pour récupérer le tambour et tuer les elfes. Une fois d'accord sur la marche à suivre, elles envoyèrent leurs chiens sur l'un des soldats tout en lançant des sorts sur le magicien. Surpris, celui-ci fut projeté en arrière par un éclair enflammé ! Le torse fumant, il se redressa face au tambour et commença à taper en rythme avec les baguettes. Et à la surprise générale, l'un des soldats présents devant le piédestal... se dédoubla ! Ainsi, l'artefact était aussi capable de reconstituer le vivant ??? Les deux chiens vinrent à bout d'un soldat elfe alors que Séphorée tua le second. Avant que le sorcier ne crée un soldat supplémentaire, Ymix usa de son pouvoir pour attirer le tambour à elle, faisant rager Kartranuil ! Celui-ci fut perturbé par une illusion de Séphorée qui l'attaquait, jusqu'à ce qu'un second éclair enflammé ne vienne le terrasser une bonne fois. La victoire était à elles, hélas, dans le combat, le chien d'Ymix avait été tué. Les elfes obscurs étaient morts, elles avaient mis la main sur le fameux tambour et ses baguettes magiques. Une rapide concertation leur permit de se mettre d'accord : le tambour fut percé et les baguettes brisées. De fait, ce pouvoir disparaîtrait à jamais, et nul ne pourrait à nouveau menacer Allansia de la sorte. Pour preuve de leur victoire, Séphorée trancha la tête du sorcier, et l'enroula dans un linge... Le retour vers Pont-de-pierre se déroula sans anicroche, et à peine arrivées, elles demandèrent à rencontrer le roi ; celui-ci se présenta à elles et leur promit qu'Aalia aurait droit à un procès dans les formes. Mais à sa grande surprise, Séphorée lui fit une proposition : elles renonçaient toutes à la récompense promise, et en échange, Aalia leur serait remise sur le champ (il faut noter que Saphira, quant à elle, n'était pas du tout d'accord – elle voulait sa récompense ! Mais nul ne faisait attention à elle). D'abord surpris par une telle requête, le roi Gillibran finit par accepter et une petite escouade de soldats ramena Dame Aalia lourdement enchaînée au centre de la place. La foule s'était amassée autour, et le roi, appuyé sur son marteau légendaire, observait, intrigué. Pour commencer, Séphorée montra la tête de Kartranuil à Aalia, et lui demanda pourquoi une prêtresse de Hamaskis – pourtant dieu de la connaissance – s'intéressait au pouvoir ! La prêtresse lui expliqua que la connaissance n'était qu'une porte, et que tout pouvait être découvert par ce biais... ce à quoi la mercenaire lui répondit qu'elle avait fait un mauvais calcul ; si Aalia les avait incluses dans ses plans, elles l'auraient suivies ! Tout ce qui importait était la récompense ! Puis enfin, sous les regards effrayés de la foule, Séphorée dégaina son épée et la passa à travers le corps d'Aalia qui tomba, les yeux figés sur une expression de surprise. Depuis ce jour, l'on se souviendra de Séphorée dans les rues de Pont-de-Pierre... Pour finir, le tambour et les baguettes furent remis à Dame Lalame qui envisagea sérieusement de les remettre en état. Par contre, il était toujours hors de question de les exposer parmi les autres instruments de son petit musée...
  11. Oui oui, une petite pile bouton, ça tiendra le temps que ça tiendra 🙂 Ça participe à l'ambiance (gros travail à gérer, ça, l'ambiance)...
  12. C'est du Games Workshop (Witchfate Tor, the Tower of Sorcery). Je ne fais pas de wargame, mais j'ai quelques décors de cette gamme pour agrémenter mes parties. Pour la lumière dans le premier étage, j'avais mis une petite lumière piquée dans un truc de Noël ; c'est sympa d'avoir ça sous la main pour mettre un peu d'ambiance dans certains décors 🙂
  13. ATTENTION SPOILERS - Ce scénario est tiré du Livre des Règles. Si vous pensez y participer en tant que joueur, je vous conseille de ne pas lire ce qui suit... Le Tambour de Gondrim : Roulements de tambour (4-mai-19) Séphorée, la Mage Ymix et Saphyra La capture de Dame Aalia ayant eu lieu dans une rue assez passante et devant maints témoins, la garde avait été alertée très vite, et suite au témoignage de Séphorée et de la Mage Ymix, la captive endormie avait été enfermée dans les geôles de la ville. Cependant, cette affaire avait beaucoup intéressé les autorités de la ville, aussi les deux mercenaires avaient-elles passé des heures à raconter toute l'histoire à l'officier en charge. Au petit matin, finalement, ils furent convoqués par le roi Gillibran lui-même ! A leur grande surprise, le seigneur nain qui les accueillit depuis son trône trop grand était accompagné de Dame Lalam. Particulièrement de mauvaise humeur, il exigea que l'on lui raconte toute l'affaire, dont certains faits purent être confirmés par la directrice de l'école de musique. Lorsqu'il comprit que les deux mercenaires n'étaient pas de mèche avec Dame Aalia, il accepta de se détendre. Néanmoins, le fait qu'un tambour – dont on soupçonnait qu'il fut dépositaire d'un grand pouvoir – fut volé par des elfes obscurs était une très mauvaise nouvelle. Il fallait à tout prix le retrouver avant que l'irréparable soit commis ! Alors le roi déclara qu'il envoyait de ce pas une escouade rencontrer le magicien Yaztromo, dont la demeure était située juste au sud de la Forêt des Ténèbres, afin d'éclaircir cette sombre affaire et, l'espérait-il, retrouver le tambour. Bien entendu, lorsque les aventurières lui demandèrent qui composait cette escouade, le roi leur répondit qu'il pensait à elles ! A cet instant, un héraut fit entrer une nouvelle silhouette dans le grand hall, qui vient se placer juste entre Séphorée et Ymix. Quelle ne fut pas la surprise pour Séphorée de retrouver Saphyra, la femme-chat magicienne qu'elle avait brièvement côtoyé dans le Désert des Crânes quelques semaines plus tôt ! La féline était de passage à Pont-de-Pierre, elle leur apprit qu'elle venait juste d'être embauchée pour une mission dont elle ignorait encore tout. Le roi était satisfait, il avait son escouade. Bien entendu, toutes trois discutèrent âprement sur la récompense que leur rapporterait une telle mission, mais le chambellan revenait sans cesse à l'oreille du roi pour lui rappeler que, suite aux festivités de la veille, il n'y avait « pus d'budget ». Néanmoins, elles parvinrent à extorquer 5 pièces d'or chacune, et le double à l'arrivée si la mission était un succès bien sûr. La première étape consistait à se rendre chez Yaztromo, un magicien et ami de Gillibran, dont le savoir pouvait leur être salutaire. De fait, accompagnées par les deux chiens, toutes trois se lancèrent sur les routes dès le repas de midi achevé, et encore toute la journée du lendemain en suivant la lisière ouest de la forêt – plus courte que la lisière est, mais plus sauvage aussi. Par chance, elles ne firent aucune rencontre. Elles remarquèrent bien une nuée d'oiseaux, loin dans le ciel, qui semblait les suivre et les observer. Mais en fin d'après-midi, un autre groupe d'oiseaux vint leur chercher querelle, et tous ainsi se dispersèrent. https://i.servimg.com/u/f48/16/11/6/69/5961841.jpg Enfin arrivées à la tour de Yaztromo, elles furent attaquées par un quatuor de GARGARPIES, d'horribles créatures métisses entre des gargouilles et des harpies. Elles luttèrent farouchement pour leur survie, mais les monstres semblaient résister à tout ! Fort heureusement, le mage de la tour avait bien remarqué ce qui se passait, et il apparut au seuil de sa tour. D'un geste, il carbonisa l'une des gargarpies, et les autres s'enfuirent à tir d'ailes. Puis il accueillit les trois femmes dans sa demeure et leur offrit soins et nourriture. Tandis que le repas avançait, ils échangèrent longuement sur le Tambour de Gondrim au sujet duquel il s'était longuement renseigné depuis qu'il avait reçu des messages de Gillibran la veille. Car oui, le tambour volé était bel et bien l'artefact en question. Mais la magie ne résidait aucunement dans ledit tambour – elle était dans les baguettes ! Hélas, sa puissance était telle qu'elle avait littéralement provoqué la chute de Barazkhûr, un royaume nain aujourd'hui disparu, aussi était-il vital de le retrouver au plus vite ! Or, d'après ses observations, les elfes obscurs cherchaient quelque chose dans la forêt ; l'ermitage qu'il avait repéré quelques années plus tôt pouvait très bien être la retraite d'Orbro, l'apprenti de Gondrim qui avait disparu suite à la chute de Barazkhûr. Hélas, cela les obligerait à entrer dans la forêt de la malédiction... Le lendemain, après une nuit fort réparatrice dans les murs de la tour, Yaztromo fournit aux aventurières divers objets qui pourraient les aider dans leur quête telles que des anneaux de lumière, des bottes de saut et une potion de bonne fortune. En outre, elles étudièrent un plan pour trouver comment partir en quête de la retraite du nain. Elles privilégièrent la route extérieure plutôt que d'entrer directement dans ces bois maudits, ce qui leur permit de faire une étrange rencontre. Avant tout, elles voyagèrent en lisière de la forêt, sous le couvert de la frondaison, afin de ne pas être repérées par les éventuels oiseaux-espions. Le soir venu, elles arrivèrent sur les berges du fleuve du poisson-chat, où elles s'installèrent sur un petit îlot pour y passer une nuit à l'abri. Mais durant le tour de garde de Séphorée, tandis que celle-ci s'était éloignée du campement pour aller se soulager dans l'eau, celle-ci eut la surprise de voir surgir deux HOMMES-POISSONS armés de tridents. Sans ménagement, elle réveilla ses compagnes d'aventure, et toutes trois de quitter l’îlot à reculons et avec mille précautions pour ne pas énerver les créatures qui ne semblaient pas commodes. De fait, elles s'installèrent un peu plus loin, sous les arbres. Durant son tour de garde, Ymix fut témoin d'un étrange ballet : des dizaines d'hommes-poissons semblaient aller et venir sur le petit morceau de terre, mais pour y faire quoi ? Ça n'est que le lendemain, lunedi au matin, qu'elles remarquèrent la présence sur l’îlot de mille œufs de poissons dissimulés sous des algues, comme si l'endroit fut un lieu de ponte pour cette espèce particulière... Puis elles s'enfoncèrent dans la forêt. Après quelques kilomètres, ils furent attaqués par une tribu d'HOMMES-CHATS à moitié sauvages, mais la présence de Saphyra dans le groupe permit de désamorcer la tension très vite. Hélas, plus loin, elles furent attaquées par un énorme DÉMON DE LA TERRE, puissant et effrayant, qui faillit les massacrer. Elles ne trouvèrent leur salut que dans la fuite. Puis enfin, elles repérèrent quelques barques sur la berge d'en-face, gardées par deux ELFES OBSCURS peu attentifs. A l'évidence, l'ermitage était dans les environs, mais les elfes étaient arrivés avant elles. A l'aide des ses bottes de saut, Ymix bondit dans leur direction et terrassa les gardes par magie. Lorsque tout le monde eut traversé le fleuve du poisson-chat, le groupe s'engagea dans un petit chemin qui les mena à une caverne...
  14. Ben oui, le site avait été tout inondé, pauvre bête, elle n'allait pas rester toute seule coincée dans son trou à se laisser crever 😁
  15. ATTENTION SPOILERS - Ce scénario est tiré du Livre des Règles. Si vous pensez y participer en tant que joueur, je vous conseille de ne pas lire ce qui suit... Le Tambour de Gondrim : Pont-de-Pierre (2-avr-19) Séphorée et la Mage Ymix Le terredi 27 moissambre en milieu d'après-midi, après avoir marché des heures durant dans les collines au nord de la Forêt des Ténèbres, les trois voyageuses et leurs deux chiens parvinrent à la ville des nains, Pont-de-Pierre. Là, Séphorée et la Mage Ymix eurent la surprise de constater qu'Aalia s'extasiait sur tout ce qu'elle voyait. L'architecture, les œuvres, la mode locale, etc. tout semblait provoquer chez elle une fascination sans bornes. Les aventurières, déjà blasées par leur employeuse dont elles supportaient l'excentricité depuis près d'une semaine, ne purent espérer qu'une chose : que la fin du voyage arrive rapidement ! Hélas, l'extase d'Aalia sur la ville naine eut un effet inattendu : elle souhaitait rester sur place 2 jours pour visiter tout ce qu'elle pouvait, avant de reprendre leur route vers Fang. De fait, elle donna congé à ses deux gardiennes et s'en alla dans les rues de la ville, seule. Intriguées par ce comportement qu'elles trouvaient de plus en plus étrange, Séphorée et son amie mage décidèrent de la suivre discrètement, n'ayant – de toutes façon – rien d'autre à faire à Pont-de-Pierre. Bien sûr, peu habituée à ces pratiques, Ymix se fit repérer assez rapidement, mais Aalia se contenta de la saluer de loin avant de poursuivre sa route. Finalement, la prêtresse d'Hamaskis se rendit dans une petite école de musique où elle rencontra Dame Lalam, à la fois directrice de l'institut, professeur de musique et conservatrice du petit musée que contenait l'étage. Enfin, lorsque toutes deux se rendirent à l'étage, la Mage entra dans le bâtiment pour les suivre discrètement. Hélas, elle n'avait décidément aucune discrétion car elle se fit repérer rapidement et inviter par Dame Lalam à visiter le petit musée poussiéreux de l'étage. Curieusement, Aalia parut plus excédée qu'autre chose lorsqu'elle la vit débarquer. Par contre, Séphorée n'avait, quant à elle, aucun intérêt à tout cela, et se contenta d'aller promener les chiens dans les rues de la ville en attendant. Dans le musée, Dame Lalam fit faire le tour des œuvres aux deux visiteuses et leur raconta mille anecdotes sur les instruments qui étaient exposés là. A l'issue, la grande prêtresse d'Hamaskis s'étonna de n'y avoir vu aucun instrument à rythme, tel que des cymbales ou des tambours. La directrice lui répondit qu'à ses yeux, de tels instruments n'avaient rien d'artistiques et qu'il ne méritaient pas de figurer en pareil lieu. Mais que n'avait-elle pas dit là ! Offusquée par une telle réponse, Aalia se lança dans une interminable diatribe sur l'importance de la rythmique dans l'histoire d'Allansia tant sur un plan culturel que cultuel ; son débit et ses arguments eurent rapidement raison de la volonté de Dame Lalam qui lui avoua qu'elle possédait bien quelques instruments de ce genre, et qu'elle acceptait de les leur présenter si elles consentaient à revenir dès le lendemain matin. Ainsi fut-il décidé ; la Mage et la grande prêtresse quittèrent les lieux et toutes de retourner vers le centre-ville pour s'installer dans une auberge. Mais étrangement, Aalia sembla avoir perdu de sa verve, préférant se plonger dans une profonde réflexion – à moins que ça ne soit une dépression – plutôt que d’inonder ses compagnes de mille anecdotes géographiques et historiques sur Pont-de-Pierre. Au soir de ce premier jour, Séphorée laissa ses deux amies en tête-à-tête à leur auberge pour s'aller promener dans les bas-fonds de la ville, espérant y nouer des contacts avec la pègre locale, dont elle connaissait certains codes de reconnaissance. Grâce à ses connaissances, elle parvint à rencontrer un individu plutôt louche à qui elle demanda s'il y avait des contrats en ce moments – il lui répondit par l'affirmative en lui donnant une adresse et un nom ; apparemment, ce nain avait manqué de respect aux mauvaises personnes et avait désormais une prime de 2 pièces d'or sur la tête. Sans le moindre scrupule, Séphorée se rendit à ladite adresse, s'y introduisit par effraction et parvint à se glisser jusque dans le dos de son occupant, le nain Silath. Hélas, son attaque par surprise ne fut pas suffisante pour le terrasser, et son attaque éclair se changea en véritable combat. Mais, handicapé par sa blessure, Silath finit par mordre la poussière. La mercenaire lui coupa un doigt orné d'une chevalière qu'elle ramena comme preuve à son employeur. Puis, les 2 pièces dans la poche, s'en retourna à son auberge comme si de rien n'était. Le jour suivant, un souffledi 28 moissambre, toutes trois se rendirent à l'école de musique dès la première heure pour honorer leur rendez-vous avec Dame Lalam – à nouveau Aalia tenta de se défaire de ses deux gardiennes envahissantes, mais rien n'y fit, elles tenaient à assister à cette nouvelle visite. Là, elles constatèrent que la salle du premier étage avait été modifiée : une table y avait été dressée et de nombreux objets déposés, principalement d'anciens instruments d’intérêt variable. Or, tandis que la directrice leur relatait diverses anecdotes sur ces objets, Aalia sembla se focaliser sur un vieux tambour en particulier. Remarquant cela, la naine lui expliqua que, bien des années auparavant, lorsque celui-ci avait été découvert, certaines personnes avaient pensé avoir mis la main sur le légendaire Tambour de Gondrim, un objet magique puissant ayant été littéralement à la source de la chute d'un ancien royaume nain. Hélas, une expertise avait révélé que cet objet ne possédait aucun pouvoir magique – ça n'était donc pas le fameux Tambour... Pourtant, Aalia ne semblait pas s'en désintéresser. Après avoir fait un tour rapide du reste de la salle, elle remercia la naine et quitta les lieux. Sur le chemin du retour, Séphorée et Ymix remarquèrent évidemment le mutisme dans lequel Aalia s'était à nouveau enfermée. Séphorée, contre toute attente, vint lui demander si ce tambour l'intéressait. Et si tel était le cas, elle pouvait tout-à-fait envisager de s'en emparer d'une façon ou d'une autre. Cette proposition sembla surprendre Aalia qui prétendit que sa famille lui manquait. A présent, elle souhaitait surtout reprendre sa route vers Fang. Durant toute la journée, les deux mercenaires assistèrent à un changement radical de la ville : fanions et bougies étaient montées un peu partout dans les rues ; une fête se préparait pour le soir-même... Dans l'après-midi, Séphorée retourna dans le quartier pour y retrouver son contact sans nom à qui elle acheta du matériel de crochetage, pressentant qu'elle pourrait en avoir besoin sous peu. Le soir, elle alla voir si Aalia se sentait bien. Après tout, elle s'était enfermée dans sa chambre depuis un bon moment. Mais quelle ne fut pas sa (demi-)surprise lorsqu'elle trouva sa chambre vide ! Fenêtre ouverte et corde pendant lui confirmèrent que la prêtresse s'était enfuie. Pour se rendre à l'école de musique après son heure de fermeture, à n'en pas douter ! Aussitôt, les deux mercenaires s'y rendirent au pas de course, traversant un centre-ville qui s'était changé en véritable fête de la musique. Une fois sur place, après que Séphorée ait crocheté la serrure, toutes deux de se rendre à la cave où elle entendaient quelque activité. Elle n'en revinrent pas de tomber nez-à-nez avec trois silhouettes, Aalia et deux ELFES OBSCURS, en train de procéder à une fouille minutieuse. Très vite, le combat commença contre les elfes alors même qu'Aalia s'enfuyait en transportant un objet lourd. Le premier opposant fut victime d'un sort de Commandement et quitta les lieux sans hésitation, tandis que le second finit par mourir sous les lames de Séphorée. Enfin, elles prirent la suite des deux fuyards et de leur colis qu'elles tentèrent de rattraper au pas de course. Ymix dut lancer plusieurs sorts de Sommeil sur Aalia, qui tomba enfin au beau milieu de la route, alors que l'elfe obscur qui l'accompagnait fuyait toujours avec son colis. Séphorée le poursuivit et elle aurait même fini par le rattraper s'il n'avait rejoint quelques alliés à lui hors des murs de la ville...
  16. Ah, les productions Zéro se poursuivent 😁 !! A tout hasard, si ça t'intéresse, j'ai fait jouer Les ruines d'un autre âge tout récemment (résumé disponible dans la rubrique idoine).
  17. Chrysalid

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    😁 😁 😁
  18. Chrysalid

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    Le post date du 3 avril, pas du 1er - j'avais bien fait gaffe à ce détail... 😉
  19. Note : chronologiquement, cette aventure se déroule après Trouver l'Harmonie et juste avant Le Tambour de Gondrim Les ruines d'un autre âge (13-avril-19) Séphorée et Saphyra Séphorée et son chien Biff avaient quitté la caravane d'Isiel depuis plusieurs semaines. Désireuse de retrouver un paysage familier, l'aventurière avait tenté d'emprunter un raccourcis pour arriver plus vite, mais de malchance en mauvaise fortune et de choix hasardeux en erreurs d'orientations, elle avait fini par se retrouver perdue en plein Désert des Crânes, alors même que le lourd soleil de Mirambre brillait de toute sa puissance. Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis le camp d'Isiel, et Séphorée dut se rendre à l'évidence : elle était perdue ! Le seul moyen pour elle d'espérer retrouver la civilisation était de suivre le nord – puisse-t-elle y parvenir rapidement, car sa gourde était vide... Or, au lendemain d'une violente tempête de sable qui avait profondément modifié le paysage, l'aventurière découvrit à sa grande surprise les ruines d'un vieil édifice enfoui que les vents avaient mis au jour. Mais la première chose qu'elle remarqua fut l'épaisse végétation qui s'étendait autour des ruines. Ce mystère la laissa particulièrement perplexe, mais elle ne perdit pas de temps à analyser le phénomène et descendit aussitôt de la dune pour aller mâchonner quelques brindilles gorgée d'une eau qui n'avait à priori rien à faire là. De plus, l'air ici était plus frais qu'alentours... Tout cela était fort curieux... Au bout d'un certain temps à mâchouiller des herbes, elle réalisa qu'elle n'était pas seule. En effet, à quelque distance de là, une autre silhouette était penchée dans les herbes à s'en repaître, une silhouette féline toute noire aux yeux jaunes et à la queue ondulante : c'était une jeune femme-chat qui, pour on ne sait trop quelle raison, s'était elle-même venue perdre dans les dunes du Désert des Crânes. Elle échangèrent quelques mots – la femme-chat parlait un langage commun assez correct – pour comprendre qu'aucune ne représentait une menace pour l'autre, puis elles entamèrent de jeter un œil à l'intérieur. Un rapide coup d'oeil dans certaines pièces leur permit de comprendre que tout ici était désert. Le sable s'écoulait encore par les fenêtres et le soleil levant inondait le grand hall d'une lumière rougeâtre, qui se réfractait dans toutes les salles alentours. La présence de vieilles caisses séchées leur donnèrent un indice sur l'utilisation originelle de cet endroit : des copeaux de bois et des poudres colorées ? La femme-chat, qui semblait assez érudite, comprit que l'endroit avait sans doute dû servir jadis à effectuer les rituels funéraires. Cette idée fut confortée lorsqu'elle arrivèrent dans la dernière salle du grand hall, qui comportait principalement 4 tables de 2 mètres de longueur, une dimension idéale pour y déposer des corps... Or, une vasque remplie d'eau jusqu'à ras bord attira leur attention contre le mur nord : de l'eau ? Aussitôt, toutes deux de s'y précipiter, mais là où la femme-chat voulut y plonger la tête, Séphorée s'en méfia d'instinct. D'un geste brusque, elle attrapa sa nouvelle amie par le col pour l'attirer en arrière en la prévenant d'être prudente : et elle eut certainement raison, car la surface de l'eau, à son approche, fut prise d'un frisson qui n'avait rien de naturel... Déçues et prudentes, elles quittèrent les lieux... pour rencontrer un nouvel arrivant : l'homme au fort accent se présenta sous le nom de Thrassos Haruk. Les deux aventurières se présentèrent d'une seule voix : - Séphorée - Saphyra Elles réalisèrent alors seulement que depuis qu'elles s'étaient rencontrées, elles ne s'étaient pas encore véritablement présentées. Et les similitudes sonores de leurs noms les surprit tout particulièrement. Mais elles finirent par revenir à leur situation, et armes en mains, posèrent quelques questions à Thrassos. Celui-ci leur expliqua à demi-mot qu'il « cherchait l'eau pour la libérer ». Manifestement il ne représentait pas une menace non plus. Séphorée s'en désintéressa : qu'il fasse ce qu'il voulait, elle désirait seulement trouver la route de sa contrée. Saphyra, quant à elle, le surveilla à quelque distance, tandis qu'il lui faisait la conversation à mots mal maîtrisés. En étudiant la vasque, il en effleura la surface et tapa dessus à divers endroits. Les chocs se répercutaient dans les murs et agaçaient l'aventurière de Sable Noir qui s'éloignait jusque dans l'entrée des ruines. Au cours de leurs rares échanges, Saphyra apprit que Thrassos avait utilisé un JARBO, un rongeur qui avait la capacité de sentir l'eau, pour localiser ce site funéraire. Or, il savait qu'une entité d'eau y était emprisonnée depuis toujours, et que si lui ne venait pas la libérer, nul ne s'en chargerait jamais. Hélas, en traversant cette région du désert, il avait été repéré par une bande de pillards qui l'avaient pris en chasse... En entendant cela, la jeune Saphyra se tourna vers Séphorée, mais celle-ci était en train de descendre les marches : elle venait de repérer une bande à l'extérieur du site qui encerclaient les lieux... Alors, une voix s'éleva à l'extérieur, d'un homme qui se présenta sous le nom de Banneker et qui, au nom du roi, revendiquait la propriété des lieux. Mais quel roi ? se demanda Séphorée. Il exigeait qu'elles lui remettent leurs armes et nul mal ne leur serait fait. Bien entendu, elles l'ignorèrent et se préparèrent à l'accueillir dans le grand hall. Peu après, Banneker chevauchant un lézard géant, accompagné de deux sbires, pénétrèrent dans les ruines. Et tandis que les deux séides se jetèrent sur les deux femmes avec leurs armes recourbées, le chef descendit de sa monture pour incanter une étrange formule magique. Avec surprise, elles le virent grandir jusqu'à doubler de taille ! Mais Saphyra usa de sa propre magie pour noyer le site sous un Brouillard épais tel que l'on n'y voyait pas à 1 mètre ! Séphorée vainquit les deux hommes de main et alors que le chien et la femme-chat affrontaient le lézard, la femme de Sable Noir commença à esquiver les coups du géant. Il était plus puissant certes, mais pas plus rapide ni plus résistant d'ailleurs. En quelques coups de lames bien placées, elle parvint à le terrasser, mais non sans déplorer elle même quelques vilaines blessures. Saphyra, blessée, dut quitter le combat tandis que Séphorée pourfendait le lézard à son tour. Cette dernière lui donna sa Potion de Vigueur pour la remettre d'aplomb. Hélas, son chien avait été battu par le reptile. Il était encore vivant, mais désormais incapable de se battre. Au-dehors, les hommes de Banneker commençaient à s'inquiéter de l'absence de leur chef et commençaient à descendre dans le hall. Cachées par le brouillard, elles se rendirent dans la salle du fond où Thrassos continuait de taper contre la vasque. Content de les voir arriver, il les mit à contribution pour que tous trois tapent en même temps à des endroits stratégiques – ce qu'ils firent, et parvinrent à casser la pierre ! Désormais libéré, l'élémentaire d'eau explosa littéralement en inondant les lieux de son précieux liquide ! Prévenues de son agressivité, les deux femmes parvinrent à quitter les lieux sans trop être molestées par la créature en colère, tandis que les pillards se faisaient proprement massacrer l'un après l'autre ! Puis l'entité disparut en un nuage de vapeur d'eau tandis qu'elle retourna vers son plan d'origine. Fier de sa réussite, Thrassos remercia ses deux nouvelles amies puis, le jarbo sur son épaule, reprit sa route à travers les dunes. Les deux femmes envisagèrent de remplir leurs gourdes avec les flaques d'eau qui subsistaient ici et là, mais l'apparition d'une araignée géante trempée, titubante et couverte de sable mouillé à l'entrée du site les fit fuir en poussant des hurlements stridents...
  20. ATTENTION SPOILERS - Ce scénario est tiré du Livre des Règles. Si vous pensez y participer en tant que joueur, je vous conseille de ne pas lire ce qui suit... Le Tambour de Gondrim : Sur les routes d'Allansia (6-avr-19) Séphorée et la Mage Ymix Le lunedi 18 moissambre en journée, les deux voyageuses parvinrent à Salamonis, où elles allèrent déposer leurs affaires à la Toison du Mouton-Ours avant de se payer quelques heures dans l'établissement thermal des Eaux Dormantes afin de se relaxer après ce périple en terres sauvages et de soigner leurs blessures. Le soir même, après avoir récupéré Biff le chien de Séphorée qu'elle avait fait garder dans l'intervalle, elles retrouvèrent le Chervah à l'auberge, qui les conduisit à la bibliothèque où elles remirent enfin le précieux volume à Aalia qui, les yeux brillants de satisfaction, leur remit leur récompense dûment méritée. Les jours qui suivirent furent consacrés au repos. Elles prirent littéralement un abonnement aux Eaux Dormantes où elles restèrent jusqu'au souffledi suivant, lorsque le Chervah se présenta un matin à l'auberge car elles étaient à nouveau convoquées à la Grande Bibliothèque. Là, la grande prêtresse d'Hamaskis leur raconta qu'elle souhaitait effectuer un voyage jusqu'à Fang – la ville tristement célèbre pour sa fameuse épreuve des champions – où elle y avait de la famille. Or, en choisissant son escorte, elle avait tout de suite pensé à Séphorée et Ymix, pour qui elle avait énormément de sympathie. Au cours de cette entrevue, les deux aventurières réalisèrent deux choses : Aalia était bavarde à l'excès... et sa connaissance du monde n'avait littéralement aucune limite ! Quoi qu'il en soit, la récompense de 1 pièces d'or ne laissa aucune place aux tergiversations, et un départ fut décidé pour l'après-midi même. Or, le début du voyage annonça la couleur très tôt : Aalia était BAVARDE ! Tout y passait : l'histoire de la Vallée des Saules, la géographie locale, les raisons pour lesquelles elle était devenue prêtresse, ses voyages dans le monde (en Allansia et dans l'Ancien Monde), etc, etc, etc. A elle seule, elle arrivait à faire oublier le vent qui, inlassablement soufflait sur la plaine du même nom. La nuit du souffledi se déroula au relais de la Croisée des Chemins, où elles parvinrent à éviter un pugilat avec des gros bras accompagnant une caravane, en leur proposant une bière plutôt que d'en découdre lame au clair. La nuit du marédi eut lieu à l'auberge du Tonneau Plein, où elles furent toutes trois abordées par une sorte de bellâtre à la petite moustache arrogante, Stenthal Dorn, dont elles se demandèrent tout de suite s'il était plus attiré par Aalia elle-même ou par sa richesse évidente. Contre toute attente, il suivit Séphorée lorsque celle-ci se leva de table, et tous deux de quitter la grande salle pour prendre un peu l'air. L'aventurière ne fut évidemment pas surprise lorsqu'il pointa une dague vers elle dans le but de la voler. Le combat fut bref, mais elle le passa par le fil de son épée sans le moindre remord. La troisième nuit dans la Plaine du Vent, jourhaut soir, arriva dans une auberge qui n'avait pas de nom, bien qu'Aalia l'appelait Auberge de la Plaine. Mais rien ne se passa en ces lieux. Foudredi, elles arrivèrent enfin à Calice, une cité dans laquelle la Mage Ymix et Séphorée avaient quelques souvenirs d'une mission survenue quelques 6 mois plus tôt, qui s'était terminée par une foule en colère. Aussi cachèrent-elles leur visage sous une capuche afin d'éviter d'attirer l'attention. Aalia les mena à la Pépite Pourpre, un établissement dont elle leur fit l'historique en une longue diatribe qui leur apprit surtout que l'endroit était peut-être maudit, du fait que chaque propriétaire semblait mourir prématurément. Au cours de cette soirée, elles rencontrèrent Hraki, un nain volubile qui avait presque autant de gouaille qu'Aalia elle-même ! Bien entendu, toutes deux furent soulagées de reprendre la route le lendemain lunedi. Un long périple autour de la Forêt des Ténèbres commença alors. Curieusement, la Mage Ymix savait que le fameux magicien Yaztromo vivait à quelque distance de là, mais étrangement, elle ne semblait pas motivée d'aller le rencontrer. Aalia, quant à elle, préférait éviter de faire un détour, ce genre de rencontre ne pouvait que les mettre fort en retard. La marche se poursuivit ainsi, longue et monotone, le long de la lisière de ces bois dangereux, ponctuée par les récits interminables de la Grande Prêtresse. Finalement, elles rencontrèrent un trio de CENTAURES qui avaient été chassés de leur repaire par une bande organisée d'elfes obscurs qui avaient tué une partie de leur tribue. Or, d'après les observations des centaures, ces elfes maléfiques opéraient des recherches et des fouilles méthodiques de toute la zone. Que cherchaient-ils ? Malgré les avertissements des trois autochtones, Aalia et ses deux escortes poursuivirent leur chemin le long de la forêt. Or, elles finirent par être attaquées par trois ELFES OBSCURS qui tiraient pour tuer ! Ymix lança un sort de Ténèbres pour leur permettre de se cacher, mais les elfes les débusquèrent sans difficultés et elles durent se battre pour survivre. Séphorée et son chien menèrent le plus gros du combat, tandis que la Mage usa de sa magie pour endormir l'un des agresseurs qui fut poignardé pour le compte. Pour finir, elles furent surprise de retrouver Aalia cachée dans la forêt, là même où elle risquait le plus de croiser des ennemis ! Pour le compte, elles poursuivirent le trajet en s'éloignant de la lisière, durent-elles s'enfoncer pour cela dans les Collines de la Pierre de Lune. Finalement, elles durent dormir à la belle étoile car la prochaine escale se trouvait encore à une journée de marche de là. Elles eurent de la chance car la nuit fut chaude et agréable. C'est au soir du flammedi qu'elles arrivèrent toutes trois à Castelvieil, un petit village tranquille, étrangement tranquille du fait de sa proximité avec la Forêt des Ténèbres et la Montagne de Feu. Elles dormirent plutôt bien, sauf Séphorée qui avait de plus en plus de doutes sur Aalia. Bavarde à l'excès, elle passait son temps à noyer son entourage sous des quantités d'informations – certes fascinantes – mais tellement interminables que l'aventurière se demanda si cela ne cachait pas quelque chose... En outre, c'était quoi, ce bruit d'oiseau à cette heure de la nuit ? Le lendemain terredi matin, c'était jour de marché à Castelvieil. Elles retrouvèrent Aalia en grande conversation avec Habul, un nain qui vendait des bijoux de sa composition. Il fallut rappeler à la Grande Prêtresse qu'elles devaient encore traverser la Rivière Rouge et longer la forêt quelques heures durant si elles voulaient arriver à Pont-de-Pierre avant la nuit...
  21. Chrysalid

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    C'est vrai ça ?? Hey, pour les versions poche de Pathfinder, ils se sont pas pris la tête, ils ont juste réduit les pages au bon ratio, pis c'était réglé 😉
  22. ATTENTION SPOILERS - Ce scénario est tiré du Livre des Règles. Si vous pensez y participer en tant que joueur, je vous conseille de ne pas lire ce qui suit... Le Tambour de Gondrim : Prélude pour un enjeu majeur (3-mars-19) Séphorée et la Mage Ymix Le foudredi 1 de moissanbre 284, Séphorée avait fini par rejoindre la civilisation après son périple dans le Plat-Pays et son errance dans le Désert des Crânes. Elle était de retour à Salamonis, où elle avait fini par croiser la Mage Ymix, une magicienne errante avec qui elle avait déjà partagé deux aventures plus tôt dans l'année. Ce jour-là, elles sirotaient une bière, attablées à l'auberge de la Toison du Mouton-Ours pour se raconter leurs dernières péripéties, lorsqu'elles eurent l'impression d'être observées. Inquiètes, elles laissèrent quelques pièces sur la table puis quittèrent les lieux pour s'éloigner dans les rues, s'allant perdre dans des zones un peu moins peuplées de la ville. Là, elles purent prendre en embuscade celui qui les pistait... et tombèrent sur un CHERVAH ! La petite créature à la tête trop grosse et aux oreilles pointues leur expliqua qu'il était à la recherche d'aventuriers, de mercenaires, pour prendre part à une mission. Bien entendu, elles se montrèrent rapidement intéressées, bien que méfiantes. Le petit être les mena à la Grande Bibliothèque de Salamonis, où elles durent patienter une demi-heure avant de rencontrer leur commanditaire. Durant cette attente, la mage se documenta sur la ville de Salamonis tandis que Séphorée déroba sans sourciller un livre de chants religieux adressés à Hamaskis – qu'elle dut rendre évidemment lorsqu'elles rencontrèrent Aalia, prêtresse d'Hamaskis et gardienne de livres en tous genres. Celle-ci leur promit une récompense si elles parvenaient à mettre la main sur un livre rare et précieux, intitulé Musiques Ensorcelantes, qui se trouvait en ce moment-même dans la bibliothèque de la Tour Noire, la fameuse Citadelle du Chaos dirigée par le puissant Balthus le Terrible. Tout étant déjà organisé, elles n'avaient plus qu'à s'y rendre, à suivre les instructions de leur contact sur place, et à récupérer le livre. La mission semblait facile, aussi acceptèrent-elles sans hésitation. Après quelques jours de marche dans un relief de plus en plus difficile à arpenter, elles arrivèrent à la Tour Noire, dans laquelle elles pénétrèrent par des passages dérobés que la prêtresse leur avait indiqués. Finalement, elles croisèrent la route de Gervil, un ELFE NOIR qui s'avéra être leur contact. Dans un silence pesant, il les fit traverser un labyrinthe de couloirs et de salles obscures. Arrivé à un croisement, il fut décontenancé lorsqu'il entendit la présence de deux gardiens hommes-rhinos là où il voulait s'engager. Il envisagea alors un autre passage, mais il fut prit à parti par deux GARKS qui l'empêchèrent de passer – les deux êtres massifs faillirent repérer les aventurières dissimulées pas loin de là, mais Séphorée murmura à la magicienne de libérer l'un de ses rats – qu'elle avait toujours avec elle dans une petite cage – afin de détourner l'attention. Sitôt dit, sitôt fait, et le gark haussa les épaules en voyant le petit animal. Lorsque ceux-ci s'éloignèrent, après avoir récupéré le rat, elles rejoignirent Gervil et remarquèrent que celui-ci était contrarié. Un passage gardé par des hommes-rhinos, l'autre par des garks... il ne lui restait guère d'options pour faire entrer les aventurières. Finalement, il opta pour une grotte latérale qui les mena à une vaste caverne à moitié occupée par une rivière souterraine. Gervil eut l'air très inquiet en la traversant, mais ils atteignirent finalement le petit pont de pierre sans encombres. Hélas, un peu plus loin, en traversant un pont de bois qui enjambait un passage d'égouts, les deux femmes glissèrent et tombèrent dans le flux nauséabond. Vexées, elles remontèrent et rattrapèrent leur guide. Finalement, tous trois arrivèrent à la cave à vins, le fief de l'elfe noir, dans laquelle ils discutèrent affaire. Comme il avait été convenu, elles lui donnèrent en paiement de ses services – avec beaucoup d'hésitations – les deux bouteilles de vin fournies par Aalia, un Château Salamon et un Lune-Petrus de 283. Gervil goutta et constata que leur commanditaire (il semblait ignorer à qui il avait affaire) ne s'était pas moqué de lui, aussi donna-t-il les instructions nécessaires à la récupération du précieux grimoire. De son côté, il s'arrangerait pour que le bibliothécaire soit absent le temps de la cambriole. Puis ils se séparèrent, Séphorée et la Mage Ymix s'engageant dans le couloir nord et s'allant perdre dans les environs... avant de commencer à avoir quelques doutes. Le couloir de gauche ne menait pas du tout dans la salle du golem, ainsi que Gervil le leur avait indiqué... Une pièce avec des voix ? Une femme en train de laver son linge au bord de la rivière souterraine ? Très vite, Séphorée se demanda si l'elfe noir ne s'était pas trompé entre sa gauche et sa droite... alors elles prirent cela en compte et arrivèrent cette fois-ci dans la salle du golem qu'elles traversèrent en courant ! Le gardien n'avait pas eu le temps de bouger qu'elles avaient déjà quitté les lieux. Des escaliers, et finalement une vaste salle de banquet – le Grand Hall. A nouveau, elles furent perturbées par les indications biaisées de Gervil. Non, ça c'est l'armurerie. Finalement elles trouvèrent enfin la bibliothèque, dont le responsable était bel et bien absent, comme promis. Mais comment retrouver le livre parmi les centaines qui s'étaient accumulées ici au fil des ans ? Séphorée ne savait pas lire, et la Mage ne maîtrisait pas la langue dans laquelle était écrit le manuel ! A force de chercher, elles finirent par mettre la main sur un superbe grimoire ancien dont la couverture était ornée d'un instrument à corde peint à l'encre dorée. Nul doute qu'il s'agissait de lui ! Aussitôt, elles s’engouffrèrent dans la porte du fond, pressée de quitter ces lieux où le danger suintait dans chaque couloir. Mais la fuite ne fut pas de tout repos. Car après avoir soigneusement évité une salle d'où fusaient des rires nombreux, et avoir longé de malodorantes latrines, elles arrivèrent au passage gardé par les hommes-rhinos, que Gervil avait réussi à éviter à l'aller. Usant alors de leurs compétences particulières, la Mage Ymix parvint à plonger le premier dans un Sommeil magique, avant que Séphorée ne lui enfonce son poignard dans le gosier. Le second garde ne réagit qu'une fois trop tard. Il frappa celle-ci mais elle lui répondit en décochant une boule de feu de son anneau magique, qui enflamma le gardien. Il était toutefois trop puissant pour être si facilement abattu, et le combat dut être mené de bout en bout, jusqu'à ce que les deux femmes parviennent à le faire tomber, conjuguant les lames de Séphorée, les pouvoirs de la Mage Ymix et les flammes qui s'étaient propagées sur lui tandis qu'il se battait. Puis, d'un pas nerveux, elles prirent la direction de la sortie en espérant l'atteindre sans plus d'anicroche, mais elles furent surprise alors par un CALACORM, un sorte d'homme-lézard à deux têtes, qu'elles durent affronter aussi. Mais avant qu'il ne fut vaincu, l'être bicéphale eut le temps de pousser un cri d'alerte qui se répercuta dans les environs. Et lorsqu'elles lui donnèrent le coup de grâce, ce ne fut que pour constater que les deux garks croisés un peu plus tôt dans ce secteur venaient de les prendre en chasse ! Elles s'enfuirent alors en courant jusqu'à la première salle où elles avaient rencontré Gervil, mais ne virent aucune porte de sortie nulle part ! Elles savaient où chercher néanmoins, et Séphorée parvint à dénicher un mécanisme caché qui déclencha l'ouverture d'un passage secret. Elles s'y engouffrèrent juste avant l'arrivée des garks sur qui elles refermèrent le mur...
  23. Oui, effectivement, c'est bien ce qui me semblait. J'ai utilisé les couleurs les plus courantes pour Zagor. Le résultat n'est pas parfait, mais on le reconnaît comme ça. Et idem pour Balthus. Par contre, c'est dommage que tu n'aies pas pu obtenir la fig - je l'ai achetée sur le site d' Otherworlds directement (en même temps qu'un Ver Pourpre, soi-dit en passant), où il me semble qu'elle était disponible pendant quand même un bout de temps, avant d'être out of stock...
  24. En fait, j'ai repris les couleurs des figurines peintes telles qu'on les voit sur le site Otherworlds. Concernant Zagor en particulier, il semble même avoir ces couleurs dans le jeu vidéo (Tin Man Games) donc c'est bien son apparence. Quant à Yaztromo, j'ai pris les même couleurs que la fig présentée sur le site de Scriptarium. Me serais-je planté ? Chez Otherworlds tu veux dire 😉 Pure Evil n'a jamais sorti les pièces qu'il avait présenté en 214. Oui, dommage pour la différence d'échelle, mais j'ai au moins harmonisé un peu les socles, à défaut de pouvoir faire mieux. Presque 4mm quand même, hein, c'est compatible avec les fig Discworld (même si ça sert à rien)... Oui, des anciennes je pense. Mais à moins de tomber sur un coup de chance, je doute d'en trouver. Je continue de guetter chez Otherworlds - une prochaine fig sortira certainement pour la FFF3. Quant à Pure Evil, qui sait, ça finira peut-être par se débloquer un jour... Bref, je ne désespère pas d'en trouver d'autres à l'avenir (des créatures surtout, ce serait utile, ça !).
  25. Hello tous - ayé, j'ai enfin peint la figurine de YAZTROMO, ainsi que ses deux comparses allansiens ZAGOR et BALTHUS. Comme je le craignais, Yaz est un peu grand. Techniquement il mesure presque 40mm sans le bâton et le corbeau ! Alors que Zagor et Balthus, avec leurs 35mm, semblent bien petit à côté... J'espère trouver d'autres pièces de Titan à l'avenir pour compléter ce début de collection
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